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Voyage en milieux humides
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Saison du Parc zoologique de Paris
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(2) À la (re)découverte des espèces des milieux humides du Parc zoologique de Paris
Un voyage inédit à travers les écosystèmes des milieux humides

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Le voyage en milieux humides proposé cette année au Parc zoologique de Paris met la lumière sur des écosystèmes qui ne représentent que
6 % de la surface terrestre mais accueillent près de 40 % des espèces végétales comme animales de notre planète ! Entre activités ludiques et pédagogiques pour petits et grands, parcours thématique, espace d’exposition renouvelé et programmation estivale renforcée, l’année 2026 s’annonce riche en découvertes et émerveillement invitant ainsi à contribuer à la préservation d’écosystèmes fragiles mais ô combien
essentiels pour la protection de la biodiversité. Les visiteurs pourront rencontrer des espèces emblématiques des zones humides
présentes au Parc zoologique de Paris - flamant rose, lamantin, loutre, caïman - mais aussi des espèces plus méconnues qui font
l’objet de programmes de conservation, telles que la rainette aux yeux noirs, le killi européen, ou encore la cistude d’Europe.

À la (re)découverte des espèces des milieux humides du Parc zoologique de Paris

Des lamantins aux libellules, les milieux humides accueillent une faune remarquable, dont certaines espèces bénéficient de programmes de conservation ex situ et in situ. Au Parc zoologique de Paris, plusieurs de ces animaux sont familiers du grand public ; mais connaît-on vraiment leurs spécificités, ainsi que les menaces qui pèsent sur leur survie ?

 

Le flamant rose (Phoenicopterus roseus) fréquente les lagunes et étangs littoraux d’Afrique (Ouest et Sud), mais aussi l’Est de l’Inde, l’Iran, le sud de la Russie et l’ensemble du bassin méditerranéen.

Gris à la naissance, il devient pleinement rose vers trois ans, lorsqu’il adopte l’alimentation des adultes : son bec, d’abord droit, s’incurve peu à peu pour racler les fonds vaseux.
Grâce à une langue qui agit comme un piston, et à des lamelles internes qui filtrent l’eau et la boue, il capture de petits invertébrés, des mollusques et des algues. Sa teinte rose vient surtout de sa proie phare, la petite crevette Artemia salina, riche en carotène, le pigment à l’origine de la coloration.

Aujourd’hui, l’espèce est menacée par les pollutions - métaux lourds, pesticides - qui contaminent les sites d’alimentation et de reproduction, ainsi que par l’intensification des activités humaines et certains aménagements hydroélectriques.

En France, la Camargue constitue le principal site de reproduction permanent. Une partie des oiseaux migre ensuite vers l’Afrique en saison défavorable. Pour suivre leurs déplacements et mieux connaître leur biologie, le Muséum national d’Histoire naturelle bague et recense les jeunes.
Le Parc accueille aujourd’hui 53 flamants roses.

Le lamantin des Antilles (Trichechus manatus manatus) est un mammifère sirénien présent sur un vaste territoire, de l’est des États-Unis au Nord Est du Brésil. Strictement herbivore, il se nourrit d’algues et de plantes aquatiques, et peut passer 6 à 8 heures par jour à s’alimenter, ingérant jusqu’à 50 kg de végétaux. Cette grande consommation est rendue possible par un tube digestif
particulièrement long, d’environ 40 mètres, l’équivalent d’un immeuble d’une quinzaine d’étages
. Il a besoin d’eau douce pour s’hydrater. Ses vibrisses - poils sensoriels sur le museau et le corps - lui permettent de percevoir les vibrations et de s’orienter, y compris dans des eaux peu visibles ou troubles.

L’espèce a fortement décliné sur une partie de son aire historique, avec un vide marqué aux Petites Antilles, sous l’effet de pressions humaines : trafic maritime, pêche, dégradation de la qualité de l’eau, destruction des herbiers.
Classée Vulnérable (UICN) et ne comptant plus que quelques milliers d’individus, la sous-espèce est intégrée à un Programme de conservation ex-situ de l’EAZA (EEP), auquel participe le Parc zoologique de Paris, qui accueille 3 lamantins, afin d’améliorer les connaissances et les méthodes de suivi, et de soutenir un projet de réintroduction en Guadeloupe.

Depuis 2014, les équipes scientifiques du Parc sont régulièrement sollicitées parmi les experts mobilisés sur ce projet, engagé au début des années 2000.

Les caïmans nains de Cuvier (Paleosuchus palpebrosus) appartiennent à une espèce forestière de Guyane, qui vit dans des milieux ombragés, peu exposés au soleil, avec une eau. Ce sont les plus petits de tous les caïmans.

Le Parc zoologique de Paris, qui accueille deux caïmans nains, a contribué à des recherches de terrain en Guyane, menées notamment dans la réserve des Nouragues, en collaboration avec Jérémy Lemaire, écotoxicologue à l’Université de Vienne. Ces travaux portent principalement sur la contamination au mercure sur les caïmans de Guyane, et l’impact sur les animaux : situés en haut de la chaîne alimentaire, les caïmans concentrent certains contaminants et constituent ainsi, malgré eux, de bons indicateurs de la qualité de l’eau. En outre, ces études de terrain permettent de collecter des données sur la génétique et le comportement de certaines espèces encore peu étudiées dans la nature.

Cette saison permet aussi de mettre en lumière des espèces encore peu connues du grand public, dont la survie est aujourd’hui menacée, et qui font l’objet de programmes de conservation au sein du Muséum.

La cistude d’Europe (Emys orbicularis) est l’une des deux espèces de tortue d’eau douce naturellement présente en France hexagonale avec l'émyde lépreuse, également visible au PZP. Autrefois largement répartie en Europe - jusqu’en Russie et en Afrique du Nord -, elle vit aujourd’hui dans des zones humides calmes et bien ensoleillées - marais, étangs, fossés, cours d’eau lents -, avec fonds vaseux et végétation aquatique. Elle se chauffe volontiers au soleil sur des troncs flottants, tout en restant prête à plonger au moindre danger.

L’espèce est classée quasi menacée par l’UICN en raison de l’assèchement des zones humides, la pollution et les espèces envahissantes : c’est l’un des reptiles européens ayant le plus régressé ces dernières décennies, au point d’avoir disparu de plusieurs pays : Belgique, Pays-Bas, Suisse.
Sa sauvegarde repose avant tout sur la préservation et la restauration des zones humides coordonnés dans le cadre d’un Plan national d’action.

Le Muséum national d’Histoire naturelle contribue activement à sa conservation. À la Réserve zoologique de la Haute-Touche, une nurserie dédiée - inaugurée en 2010 - permet l’incubation contrôlée des œufs et l’élevage des jeunes.
Une partie des individus est ensuite relâchée, notamment dans les zones humides du lac du Bourget (Savoie), avec suivi de certains animaux par émetteur, et actions associées de protection des habitats.

La rainette aux yeux noirs (Agalychnis moreletii) est une petite grenouille originaire des forêts de moyenne altitude du Mexique et de l'Amérique centrale qui se reconnaît à ses grands yeux d’un noir sombre et uniforme.
Cette grenouille nocturne passe sa journée à dormir sur les feuilles des arbres, en rétractant ses yeux dans sa tête faute de paupières. Elle ne descend dans la végétation en saison des pluies pour pondre des œufs sur les feuilles qui surplombent l’eau. À l’éclosion, les têtards se laissent alors tomber dans l’eau pour finir leur développement.

Jusqu’en 2016, cette rainette était classée en danger critique d’extinction ; elle est aujourd’hui intégrée à un Programme de conservation ex-situ de l’EAZA (EEP), coordonné par Olivier Marquis, curateur reptiles, amphibiens et arthropodes du Parc zoologique de Paris, qui en assure aussi la gestion ex situ. Menacée notamment par la chytridiomycose - maladie fongique fatale pour les amphibiens -, la destruction des habitats et le changement climatique, l’EEP vise à coordonner les élevages en zoos européens, pour maintenir une diversité génétique proche de celle des populations sauvages, tout en s’inscrivant dans une stratégie de conservation plus large, via des recherches et actions in situ. À ce stade, des projets d’étude en Amérique centrale sont en cours d’élaboration.

Le killi européen (Valencia robertae) est un petit poisson endémique du Péloponnèse qui vit dans quelques bras de rivières. Classé par l’UICN comme étant en danger critique d’extinction, il n’est reconnu comme espèce à part entière que depuis 2014. À peine identifié, il est déjà en danger critique, suite à sa disparition de deux de ses habitats historiques. En outre, le détournement des cours d’eau pour l’irrigation, l’introduction d’espèces exotiques, et la pollution de l’eau menacent leur espace de vie.

Le killi européen fait ainsi l’objet d’un EEP, et le Parc zoologique de Paris a été choisi pour conserver 30 killis venus du Zoo de Bristol, dans l’optique d’une reproduction pour avoir une population viable, avec à terme, l’objectif d’une réintroduction pour renforcer l’infime population sauvage actuelle.

Après restauration écologique de ceux-ci, des individus nés dans les zoos européens pourront y être relâchés.


Le flamant rose © MNHN - G. Balemboy


Le lamantin des Antilles © MNHN - G. Balemboy

Les caïmans nains de Cuvier © MNHN - G. Balemboy

La cistude d’Europe © MNHN - F.-G. Grandin

La rainette aux yeux noirs © MNHN - G. Balemboy

Le killi européen © DR

Nouveautés

Deux nouvelles espèces et un bassin pour favoriser la reproduction des cistudes d’Europe
Au pied du Grand Rocher, Le Parc inaugure un bassin dédié à la reproduction des cistudes, dans le cadre du Programme de conservation ex-situ de l’EAZA (EEP) porté par l’EAZA. Aménagé avec une plage de ponte, des îlots flottants et des troncs émergents pour la thermorégulation, ce bassin accueille au total 20 cistudes. Les œufs seront incubés au Parc zoologique de Paris, puis les jeunes seront élevés en partie au Parc zoologique de Paris, et en partie à la Réserve zoologique de la Haute-Touche, avant réintroduction en France, ou un accueil dans d’autres établissements européens.
Deux nouvelles espèces des milieux humides sont également à découvrir cette saison au Parc zoologique de Paris : la rainette aux yeux noir et le killi européen, qui font l’objet de programmes de conservation dédiés

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Un voyage inédit à travers les écosystèmes des milieux humides

6 escales sous forme de supports pédagogiques sont à découvrir lors du parcours pour approfondir vos connaissances :

 
Afrique : Parc national des oiseaux du Djoudj
Guyane : Marais de Kaw
 

Grande zone humide sahélienne du Sénégal (16 000 ha), Ramsar (1977) et Unesco (1981). En saison des pluies, savanes inondées et marigots deviennent une halte majeure pour les migrateurs : 328 espèces d’oiseaux. Le site est sensible aux aménagements du fleuve, qui perturbent le régime des eaux.


© MNHN - G. Balemboy

Immense zone humide tropicale (94 700 ha, Ramsar 1993) mêlant vasières, mangroves et plaines inondées. Très riche en espèces - 1 904, dont 499 oiseaux -, elle repose sur le rôle clé des palétuviers - nurserie, puits de carbone - et reste sensible aux pressions locales : tourisme, dynamiques végétales, pâturage.


© MNHN - G. Balemboy
 
Patagonie : Laguna de Llancanelo
Madagascar : Nosy Ve Androka
 

© MNHN - G. Balemboy
Zone humide d’altitude (Mendoza, Argentine) où des arroyos d’eau douce alimentent un lac salé, créant des habitats variés malgré un climat aride. Elle accueille jusqu’à 10 000 couples de flamants du Chili, et est protégée par la Convention de Ramsar, mais reste vulnérable : piétinement des troupeaux.

© MNHN - F.-G. Grandin

Parc marin du sud-ouest malgache, 91 445 ha, Ramsar 2017 : récifs coralliens très étendus - 140 espèces de coraux - et 240 espèces de poissons. Les récifs, dépendants des zooxanthelles, sont exposés au blanchissement ; les herbiers marins - 11 espèces - stabilisent les fonds mais subissent la pression de la pêche et des usages.

 
Europe : Grande Brenne
Autour de nous… Trame bleue du bois de Vincennes
 
Parc naturel régional de 140 000 ha, Ramsar depuis 1991, célèbre pour ses étangs et sa forte biodiversité : 1 198 espèces, dont 310 oiseaux. Menacée par les espèces exotiques envahissantes - jussie, écrevisse de Louisiane -, la Brenne mobilise des actions de contrôle et de suivi.

© MNHN - G. Balemboy

Réseau artificiel de 7,8 km de rivières et 20 ha de plans d’eau, refuge urbain pour la biodiversité, dont au moins 20 espèces de libellules. Très fréquenté - 11 millions de visiteurs/an -, il rend des services clés : stockage des eaux pluviales et filtration, à condition de préserver les habitats.


© MNHN - F.-G. Grandin
 

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Voyage en milieux humides
. Saison du Parc zoologique de Paris
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À l’occasion de la nouvelle saison Voyage en milieux humides, présentée du 18 avril au 1er novembre 2026, le Parc zoologique de Paris invite le public à (re)découvrir leur richesse et leur diversité, ainsi que leurs usages et les grands enjeux liés à leur préservation.

 

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Infos pratiques

Horaires
Horaires haute saison du 30 mars au 12 octobre inclus : ouverture du lundi au vendredi de 9h30 à 18h, et jusqu’à 19h30
les weekends, jours fériés, ponts et vacances scolaires. Horaires basse saison à partir du 13 octobre : ouverture tous les jours de 10h à 17h. Fermeture annuelle en janvier.

Tarifs
Tarif adulte (13 ans et +) : 22 € - Tarif enfant (3 - 12 ans) : 17 € - Gratuit pour les enfants de moins de 3 ans (billet nécessaire) - Réservation en ligne sur billetterie.
parczoologiquedeparis.fr

Se rendre au parc zoologique de Paris
Parc Zoologique de Paris : Angle Avenue Daumesnil et Route de ceinture du Lac Daumesnil, Paris (XIIe)
Métro ligne 8 et tramway T3 (station Porte dorée) - Bus : 46, 86, 325 et 201 (arrêt Parc Zoologique)
parczoologiquedeparis.fr