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Transports en commun :
La transition énergétique se poursuit en
Île-de-France
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(1) Des transports écologiques et populaires
Bus à énergie propre : mise en
œuvre du plan le plus ambitieux d'Europe
Les technologies d'avenir

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La révolution des transports en commun se poursuit en 2026 : de nouvelles lignes, de nouveaux trains, RER, métros, tramways et bus, des usages simplifiés pour se déplacer. C'est une priorité constante de l'établissement public Île-de-France Mobilités, qui continue de moderniser son réseau, avec comme objectif d'être le réseau de transports le plus moderne du monde à horizon 2030. En 2026, 10 Centre opérationnels bus (CoB), indispensables pour permettre la livraison puis la circulation de nouveaux bus et cars propres, sont convertis au biométhane ou à l'électrique. Et les commandes de nouveaux bus ne s'arrêtent pas : 2000 bus supplémentaires vont être commandés. Près de la moitié de flotte aura été convertie, soit près de 5 000 bus et cars sur 10 500 au total. Enfin, depuis avril 2026, la quasi-intégralité des bus et autocars qui roulent encore au carburant diesel sont alimentés en HVO (biocarburant).

Des transports écologiques et populaires

L’Île-de-France dispose d’un des réseaux de transports en commun les plus riches du monde - 1900 lignes de bus, 14 lignes de métro, 13 lignes de tramways et 13 lignes de trains et RER - qui permet aux Franciliens de réaliser près de 9,5 millions de déplacements chaque jour.

 

La part des déplacements en transports en commun a d’ailleurs connu une hausse importante ces dernières années - + 14% entre 2010 et 2018 - avec en parallèle, pour la première fois depuis l’après-guerre, un recul de l’utilisation des véhicules personnels de 5%. Cette tendance devra toutefois être confirmée dans les années à venir en fonction des répercutions de la crise sanitaire.

Si cette utilisation massive des transports en commun est par elle-même une réponse efficace aux enjeux d’amélioration de la qualité de l’air, et que 95% des trains et RER, 100% des tramways et des métros fonctionnent grâce à l’électricité, la motorisation d'environ 10 500 autobus et autocars dont la technologie est issue de la même filière que les poids-lourds, est longtemps restées basée sur l’utilisation d’énergies fossiles. Par ailleurs, quelques trains en Seine-et-Marne sont encore obligés d’utiliser un moteur diesel sur une partie de leurs parcours.

Après avoir financé près de 1 300 autobus hybrides, qui combinent moteur diesel et batteries électriques, ces dernières entrant en action à l’arrêt et à faible vitesse, l'établissement public s’est engagée en 2018 dans le programme le plus ambitieux d’Europe pour atteindre la décarbonation totale de l’ensemble de ses transports en commun.

Ainsi, plus aucune commande de véhicules diesel, y compris hybride, n’est passée. Seuls des véhicules circulant au biométhane ou électriques sont désormais acquis. Le choix d’un mix composé à 70% de biométhane et 30% d’électrique vise à garantir la meilleure souveraineté énergétique pour l'établissement public.

 

Objectif :
Équiper 100% de la flotte en véhicules propres dès 2025 en zones urbaines denses, et 2029 pour l’ensemble de la Région.

 

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Bus à énergie propre :
mise en œuvre du plan le plus ambitieux d'Europe

Île-de-France Mobilités a décidé d’accélérer la transition énergétique des bus et des cars dans l’ensemble de la Région Île-de-France, faisant ainsi de la Région une référence mondiale du transport public urbain routier très bas carbone. 3,9 millions de déplacements quotidiens sont réalisés pour toute ou partie en bus.

 

5 172 véhicules propres circulaient en Île-de-France au 1er juillet 2025 dont :

• 2 704 au biométhane • 1 138 électriques • 1 328 hybrides
• 2 à l’hydrogène qui seront rejoints par 47 nouveaux d’ici 2027

Les différentes énergies propres

L'établissement public a décidé de renouveler massivement la flotte francilienne de bus et de cars pour développer un réseau de bus propres, et réduire ainsi très fortement les émissions de polluant atmosphériques locaux et de gaz à effet de serre.

Pour atteindre ces objectifs, il acquiert lui-même depuis 2020 les autobus et autocars neufs biométhane et électriques, qu’il met à disposition des opérateurs de transport. Ces technologies ont été retenues pour leur robustesse, éprouvée depuis 30 ans en ce qui concerne le biométhane, et pour leur amélioration continue en ce qui concerne les batteries électriques.

Il a mis en place une stratégie de transition énergétique reposant en priorité sur la conversion des centres opérationnels bus. Cette conversion est la condition sine qua non pour engager le renouvellement du matériel roulant.

Biométhane

Le GNV - Gaz Naturel pour Véhicules - peut être soit d’origine fossile après extraction dans le sol, soit obtenu à partir de la méthanisation de matières organiques telles que les déchets agricoles, industriels ou ménagers.

La méthanisation consiste à laisser les matières organiques humides dans une atmosphère privée d’oxygène pendant une trentaine de jours. Le processus permet alors l’obtention de biogaz et de digestat utilisé pour l’épandage par les agriculteurs. Le biogaz obtenu après la méthanisation se compose de 50% de biométhane et de 50% d’autres gaz, notamment du CO2, qui aurait été émis par l’incinération du déchet où sa fermentation naturelle. C’est ce biométhane ainsi obtenu qui est utilisé dans les bus propres.

Lorsque le GNV est obtenu à partir du retraitement des déchets via le processus de méthanisation, il s’agit de biométhane.

La fiabilité de cette technologie
Cette motorisation est utilisée depuis 30 ans et elle a donc d’ores et déjà été testée et approuvée par les différents acteurs du secteur.
Les bus au biométhane disposent d’une forte autonomie, identique à celle d’un bus diesel, permettant d’effectuer un service complet sans recharge.

D’un point de vue économique
Si leur prix est d’environ 120 % du prix d’un véhicule diesel (source Centrale d’achat du transport public - CATP), une diminution des coûts de consommation de 35 % facilite l’introduction de ces véhicules.

D’un point de vue environnemental
L’utilisation du biométhane permet de développer une économie circulaire, puisqu’une production locale est possible grâce à la méthanisation de matières premières organiques.
Au-delà des ressources nécessaires, l’utilisation du biométhane entraîne une baisse des émissions de gaz à effet de serre par km parcouru, de l’ordre de 80 % par rapport au diesel.

 

Autobus articulé biométhane livré à partir de l’été 2024


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La Région Île-de-France soutient la filière biométhane

L’Île-de-France comptait 57 installations de méthanisation au 1er janvier 2024, comprenant les unités agricoles, les unités territoriales, les Installations de stockage de déchets non dangereux, les stations d’épuration, ainsi que les unités traitant les biodéchets et les ordures ménagères.

75 % des installations sont des unités à la ferme, tandis que 50 % des projets en cours sont des projets agricoles. Les ressources agricoles - matières végétales et effluents d’élevage - sont encore peu mobilisées au regard du gisement potentiel mobilisable qu’elles représentent.

57 unités de méthanisation en fonctionnement - + de 80 unités en projet
1,150 TWh de capacité de production d’énergie primaire, soit l’équivalent de la consommation d’environ 4600 bus roulant au bioGNV
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Des bus propres pour toutes les lignes

Depuis 2020, Île-de-France Mobilités acquiert elle-même de bus propres pour tenir ses engagements de décarbonation des transports en commun franciliens.

Plusieurs commandes massives de bus et de cars biométhane et électriques ont d’ores et déjà été passées. Une fois acquis, les véhicules sont mis à disposition des opérateurs de transport. Cette nouvelle démarche d’achat centralisée vise à standardiser le matériel francilien, pour que les voyageurs puissent bénéficier des mêmes bus sur tout le territoire, quelles que soient les lignes empruntées. Pour mener à bien cette politique d’acquisition, l'établissement public s’appuie sur la Centrale d’Achat du Transport Public - catp.fr - qui dispose d’une forte expertise, et permet de maîtriser les coûts d’achat grâce à la massification des volumes.

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Électrique

La technologie électrique est plus récente du transport lourd. L’électricité peut être d’origine fossile, nucléaire ou renouvelable. La technologie par charge lente au dépôt est la principale utilisée aujourd’hui par Île-de-France Mobilités.

Un autre mode de recharge par opportunité, c’est-à-dire en connectant le véhicule directement au réseau électrique à certains points d’arrêts et au terminus, a été mis en service sur les Tzen 4 fin 2024 puis Tzen 5. Les véhicules utiliseront le temps d’échange des passagers pour recharger les batteries. Cette technologie permet d’augmenter l’autonomie du véhicule et de réduire le volume et le poids des batteries.

Hydrogène

L'établissement public expérimente des bus à hydrogène depuis 2020. Les deux véhicules actuellement exploités seront rejoints par 47 autres d’ici 2027. Ils fonctionnent grâce à une pile à combustible d’environ 70 KWh. La pile à combustible permet de convertir en électricité l’hydrogène gazeux stocké sur le bus, et ainsi propulser le bus. L’autonomie de ces véhicules est d’environ 350 km, et ils peuvent faire le plein d’hydrogène en quelques minutes.

Un volume de livraisons sans précédent

Île-de-France Mobilités a d’ores et déjà investi près d’un milliard d’euros hors taxes entre 2020 et 2023 pour mettre en circulation plus de 3000 autobus et autocars biométhane et électriques.

Ce rythme va s’accélérer dès 2024 avec la livraison de 1150 véhicules propres cette année, 860 au biométhane et 290 électriques.

Pour la période courant de 2025 à 2028, le Conseil de l'établissement public a voté le 6 février 2024 une convention d’achat avec la CATP portant sur la livraison de 3200 véhicules neufs - 2700 biométhane et 500 électriques - auxquels s’ajouteront 850 autres - 650 biométhane et 200 électriques - ayant déjà fait l’objet des décisions nécessaires.

Ce sont donc plus de 5200 autobus et autocars propres supplémentaires qui seront mis en service dans toute la région Île-de-France d’ici à la fin 2028, soit un investissement de plus de 2 milliards d’euros hors taxes, qui s’ajoutent aux 3000 véhicules propres déjà exploités. Un tel engagement est unique en Europe.

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Transports en commun : La transition énergétique se poursuit en
Île-de-France
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Valérie Pécresse, Présidente d'Île-de-France Mobilités et de la Région Île-de-France, a réaffirmé la nécessité de poursuivre la stratégie de transition énergétique pour l'ensemble des bus et cars franciliens. Fin 2025, une nouvelle étape a été franchie par l'établissement public, puisque 100 % des bus et cars sont propres, avec l'arrêt de l'utilisation du carburant diesel, remplacé par le carburant végétal HVO. Et en 2029, l'ensemble de la flotte bus sera entièrement renouvelé avec des bus électriques ou bioGNV...

 

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... Lors des Assises de la décarbonation du bus le 2 juillet 2025, elle a rappelé, devant l'ensemble des décideurs publics et acteurs de la filière bus, trois priorités essentielles : La défense du mix énergétique et de la neutralité technologique, le soutien à une filière industrielle européenne et à un écosystème d'acteurs économiques locaux, et le besoin de visibilité et de stabilité réglementaire. Au total, 5,7 milliards d'euros sont investis jusqu'en 2029 par Île-de-France Mobilités pour la conversion des infrastructures ainsi que le renouvellement des bus.
Au 1er juillet 2025, la conversion énergétique des 126 Centres opérationnels Bus était engagée :
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Déjà 65 COB convertis dont 53 biométhane, 11 électriques et 1 biométhane et électrique
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20 sont en conversion ou construction : 13 au biométhane et 7 à l'électrique
Au 1er juillet 2025, déjà plus de 50% des véhicules, soit 5 172 véhicules propres, dont :
........ 2 704 au biométhane 1 138 électriques 1 328 hybrides 2 à hydrogène qui seront rejoints par 47 nouveaux d'ici 2027
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