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Comment se rend-on dans les rues commerçantes des villes de la
moyenne couronne francilienne ? Quel est le profil des client·es
et leurs habitudes de fréquentation ? Nous avons enquêté
entre juin et octobre 2025 dans quatre villes de près de 50 000
habitant·es :
Ermont (95), Chelles (77), Antony (92) et Rosny (93). Les résultats
sont clairs, la grande majorité des client·es viennent à
pied, tandis que la voiture ne représente qu’une faible part
des trajets. Pourtant, dans les centres-villes de ces quatre communes,
la voiture semble régner.
Une majorité de répondant·es considèrent qu’il
y a trop de voitures, mais nous disent : C’est normal, on est
au centre-ville.
Comme si le bruit, les gaz d’échappement et les bouchons
faisaient partie du décor.
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Rosny-sous-Bois
(93) |
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| Les
résultats de notre enquête à Rosny-sous-Bois,
en Seine-Saint-Denis, montrent une fréquentation régulière
des commerces de proximité de la rue Gallieni en modes
actifs - marche ou vélo - et principalement par des Rosnéen·nes.
Les répondant·es sont nombreux·ses à
exprimer une gêne liée à la circulation automobile
dans la rue. Un projet d’apaisement de l’axe bénéficierait
à la majorité de client·es fidèles.
Une
clientèle fidèle et très locale
Notre
enquête montre que la clientèle des commerces
rosnéens est très locale, puisque 88 % des répondant·es
habitent à Rosny-sous-Bois. Cette répartition
explique la régularité marquée dans la fréquentation
: 95 % des répondant·es déclarent venir
au moins une fois par semaine et 31 % quasiment tous les jours.
Les
piéton·nes font vivre le centre-ville de Rosny
L’enseignement
central de notre enquête est que 78 % des répondant·es
viennent à pied dans le centre-ville de Rosny-sous-Bois
(1) ; c’est le taux de déplacement
piéton le plus élevé des 4 villes étudiées.
Si l’on ajoute les transports en commun et le vélo,
ce sont même 91 % des répondant·es qui viennent
avec un autre moyen de déplacement qu’un véhicule
motorisé personnel. Cela s’explique notamment par
la proximité entre les commerces et le lieu de vie des
répondant·es. La proximité arrive d’ailleurs
en tête des critères que les répondant·es
apprécient le plus dans le fait de faire leurs courses
rue Gallieni. Les client·es de la rue Gallieni ont aussi
une nette préférence pour le centre-ville par rapport
aux centres commerciaux présents dans la commune - Rosny
2 Westfield, Val de Fontenay -. Presque trois quarts des répondant·es
disent très peu fréquenter - une fois par mois ou
jamais - les centres commerciaux. Le point fort du centreville
de Rosny, c’est sa proximité, et le fait de pouvoir
s’y rendre facilement à pied.
La
voiture n’est pas indispensable pour venir en centre-ville
…
Au
total, seulement 9 % des répondant·es déclarent
venir en voiture. Ils·elles sont la catégorie qui
vient le moins souvent en centre-ville. Ce sont aussi les client·es
qui, paradoxalement, achètent les plus petites quantités.
Cela dément le mythe de la voiture nécessaire pour
transporter des biens lourds et encombrants. Un·e piéton·ne
avec un caddie transporte facilement de quoi se nourrir pendant
une semaine. Une moitié des automobilistes vient de Rosny
hors centre-ville et effectue donc un trajet inférieur
à 3 km, 15 minutes à vélo.
Enfin,
l’âge non plus n’explique pas le choix de la
voiture : en moyenne, les piéton·nes, cyclistes
et automobilistes ont le même âge. Les personnes âgées
de plus de 66 ans sont d’ailleurs plus nombreuses à
se déplacer à pied que les autres classes d’âges
- 85 % sont piéton·nes. En d’autres termes,
plus on vieillit, plus on se déplace à pied.
Prendre
sa voiture n’est pas à Rosny un choix imposé
par l’âge ou par des contraintes physiques, comme
le poids à transporter. Il n’est donc pas surprenant
que parmi les automobilistes, plus de la moitié (59 %)
déclarent qu’ils·elles auraient pu se déplacer
autrement le jour de l’enquête. Ce chiffre monte
même à 70 % pour les automobilistes habitants à
Rosny. Ils·elles viendraient à pied (29 %), en bus
(18 %) ou à vélo (12 %). Seulement
41 % des automobilistes ne seraient pas venu·es le jour
de l’enquête s'ils·elles n’avaient pas
pu utiliser leur voiture. Ce qui équivaut à 3 %
de la totalité des client·es interrogé·es
qui ne viendrait plus. À la question plus générale
de savoir s’ils·elles viennent parfois avec un autre
mode de transport, ils·elles sont 78 % à déclarer
le faire à pied, en transports en commun ou à vélo.
…
où il est très (trop) simple de stationner
Concernant
le stationnement, 72 % des automobilistes jugent qu’il
est facile de se garer. Des places de stationnement sont
présentes sur un côté de la rue Gallieni et
un parking en surface est proposé place Carnot. On retrouve
également des parkings souterrains à proximité
de la rue. Mais la perception générale est différente
car 71 % des non-automobilistes, estiment que le stationnement
est compliqué aux abords de la rue Gallieni. La difficulté
de stationnement est donc une idée répandue, mais
non fondée. Elle s’explique sans doute par l’impression
visuelle de rues encombrées, mais aussi par le fait d’une
minorité d’automobilistes mécontent·es
et particulièrement bruyant·es.
Une
rue conviviale mais trop routière
La
rue est globalement bien perçue. Plus de 78 % des personnes
interrogées s’accordent à dire qu’elle
est conviviale et accueillante, grâce notamment à
la largeur de ses trottoirs.
En
revanche, 74 % trouvent aussi qu'il y a trop de voitures dans
la rue (3). Ce chiffre élevé
s’explique notamment par la file de voitures en circulation
très dense aux heures de pointe. Elle est la cause de nombreuses
nuisances. 72 % des répondant·es affirment que la
rue est trop bruyante. Dans ce contexte, il n’est pas surprenant
que deux tiers des répondant·es jugent que la circulation
à vélo est difficile (4).
L’enquête nationale sur le vélo, le Baromètre
vélo (5), vient d’ailleurs
confirmer les résultats de notre enquête : les cyclistes
dénoncent unanimement la rue Gallieni en insistant sur
la dangerosité et le nombre élevé de voitures. |

La
rue Gallieni accueille un trafic motorisé important.
La voie bus - à droite sur la photo - est régulièrement
encombrée par des camions de livraison, comme au moment
de la prise de cette photo un vendredi matin.
© Collectif Vélo IDF
Enquête
quantitative
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| Contexte
Un
axe très passant et souvent encombré
À
Rosny-sous-Bois, l’enquête a été déployée
dans la rue du Général Gallieni, ainsi qu’un
bout de la rue du Général de Gaulle dans la continuité
de la rue Gallieni au nord. C’est l’artère
principale et commerçante du centre-ville, à proximité
de la mairie et de l’église. Sur 400 mètres,
on y trouve une quarantaine de commerces, tels qu’un supermarché
Leclerc, un Picard, un Naturalia, des boulangeries, ainsi que
des bars et restaurants.
Avec
7 000 véhicules par jour (1), c’est
un axe à l’aspect routier malgré la limitation
à 30 km/h, très passant et souvent encombré
(2). Sur la partie au sud - rue Gallieni
-, la rue est à deux voies en sens unique, dont une voie
bus ouverte aux vélos régulièrement impraticable
à cause des camions de livraison ou des voitures garées
en double-file. Larges de 3 mètres, les trottoirs sont
relativement généreux sur cette partie de la rue.
Sur la partie nord, rue du Général de Gaulle, le
profil de la rue est plus étroit. Elle se compose d’une
seule voie de circulation destinée aux véhicules
motorisés, et les trottoirs y sont plus resserrés.
Sur toute la longueur de l’axe, il y a une file de stationnement
voiture. Il n’y a pas de double-sens cyclable qui permettrait
aux vélos de parcourir la rue du sud au nord.
Une
étude est en cours pour étudier le passage de la
ligne V20 du réseau vélo Île-de-France (VIF)
sur cet axe aujourd’hui très hostile pour les cyclistes.
Cette perspective, qui impliquerait un rééquilibrage
de l’espace au profit des vélos, suscite de l’inquiétude
de la part de certain·es commerçant·es. Ils·elles
redoutent une moins bonne accessibilité en voiture de leurs
commerces. Pourtant, notre enquête révèle
que seule une minorité de leurs client·es se déplace
en voiture. |
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| Conclusion
Les
piéton·nes font vivre le centre-ville de Rosny…
et les voitures l’étouffent
Au
vu de la part très faible de client·es automobilistes
- 9 % des client·es -, on constate que la majorité
des véhicules passant par la rue Gallieni ne sont pas des
client·es des commerces de la rue, mais des personnes en
transit. 7 000 véhicules par jour en centre-ville, c’est
trop pour bénéficier d’un espace apaisé
pour les piéton·nes et les cyclistes.
Loin
d'être des client·es potentielles, ces voitures
en transit représentent une gêne pour les client·es
réel·les des commerces de la rue, en majorité
des piéton·nes. Ce trafic motorisé est
aussi la raison de la quasi absence de cyclistes. Si une minorité
de personnes ose emprunter la voie bus anxiogène et souvent
encombrée, elle n’est pas suffisamment sécurisante
pour une grande majorité des personnes qui souhaitent se
déplacer à vélo. |
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| (1)
Il est intéressant de noter que les personnes âgées
de 66 ans et plus sont presque exclusivement piétonnes
: 84,6 % sont à pied.
(2) source Département : seinesaintdenis.fr
(3) Pour mieux se représenter la quantité : Avec
7000 véhicules par jour on peut considérer qu’il
y a entre 560 et 840 véhicules/heure en heures de pointe,
c’est à dire entre 9 et 15 voitures / min.
(4) en enlevant les 35 % des répondant·es indifférent·es
(5) barometre-velo.fr
(6) incluant plus de végétation : 63 % jugent qu’il
n’y a pas suffisamment de végétation. |
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Perspectives
d'évolution : Un
projet de réaménagement qui profite aux client·es
et commerçant·es
Un
projet de réaménagement qualitatif (6)
pourrait améliorer la situation pour tous·tes les
client·es de la rue. En
redonnant de l’espace aux personnes se déplaçant
à pied et à vélo, et en conservant suffisamment
de stationnement pour les client·es ayant besoin de venir
en voiture, l’apaisement de l’axe bénéficierait
à la majorité de client·es fidèles
des commerces et en attirerait probablement d’autres.
.... |
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Chelles
(77) |
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L’omniprésence
de la voiture, sur quatre files dont deux en stationnement,
est marquante avenue de la Résistance à Chelles.
©
Collectif Vélo IDF
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Notre
enquête montre qu’une majorité de client·es
des commerces du centreville
de Chelles, en Seine-et-Marne, se déplacent à pied
ou à vélo. Ils·elles sont aujourd’hui
impacté·es par le nombre important de voitures.
Un apaisement de cette avenue permettrait de convaincre davantage
de personnes de se déplacer à pied ou à vélo
pour leurs courses, ou pour fréquenter les restaurants
et cafés.
Une
clientèle très locale et piétonne
Ce
qui ressort en premier de notre étude, c’est que
les client·es des commerces chellois·es sont avant
tout des habitant·es du centre-ville. C’est d’ailleurs
à Chelles que cette proportion est la plus élevée,
en comparaison avec les trois autres villes étudiées.
Près de la moitié des personnes interrogées
(46 %) vivent en centre-ville. De manière assez logique,
87 % des Chellois·es habitant au centreville font donc
leurs courses à pied. Trois quart des piéton·nes
viennent plusieurs fois par semaine en centre-ville. L’atout
majeur de Chelles réside dans l’ancrage local de
sa clientèle.
En
tout, 71 % des personnes interrogées viennent à
pied ou à vélo - 63 % à pied, 9 % à
vélo -, 11 % en transport en commun - la majorité
en bus - et seulement 17 % viennent en voiture.
En
termes de quantités achetées, il est important de
souligner que les piéton·nes, alors qu’ils·elles
viennent régulièrement, n’achètent
pas des quantités significativement inférieures
à celles achetées par les automobilistes ou cyclistes.
Des automobilistes qui viennent moins souvent et n'achètent
pas plus
Les
automobilistes sont minoritaires dans la part des déplacements
des client·es. Ce sont des Chellois·es qui habitent
hors du centre-ville ou dans d’autres communes. Ils et elles
viennent un peu moins souvent que les piéton·nes,
mais achètent des quantités comparables à
ces dernier·ères. De plus, ils·elles ne dépensent
pas plus que le reste. Il ne s’agit donc pas de la clientèle
la plus intéressante pour les commerces chellois.
Une
moitié d’automobilistes aurait pu venir avec un autre
mode de déplacement
Si
60 % des automobilistes affirment ne jamais venir avec un autre
mode de transport, ils·elles sont 50 % à déclarer
qu’ils·elles auraient pu venir autrement. La marche
à pied arrive en tête des alternatives envisagées
(22 %) suivi du vélo avec 11 %. Quant à la satisfaction
par rapport à leur déplacement, les retours sont
contrastés : les automobilistes sont d’accord dans
leur majorité (70 %) avec l’affirmation La circulation
en voiture est difficile. En revanche, à la question
générale êtes vous satisfait de vos conditions
de déplacement en centre-ville ?, ils·elles
répondent très majoritairement (77 %) oui.
Ils·elles sont également 81 % à considérer
que leur trajet pour venir dans l’avenue de la Résistance
était facile ou très facile. (1)
Une
rue conviviale mais trop routière
La
situation est sensiblement la même qu’à Rosny
: la rue est considérée comme conviviale et accueillante
par une grande majorité (86 %) des usager·ères.
Cependant,
les client·es des commerces chellois trouvent aussi
qu’il y a trop de voitures dans l’avenue de la Résistance,
et que celles-ci sont trop bruyantes.
Côté
cyclistes, ils·elles sont 62 % à trouver la circulation
à vélo difficile. Le Baromètre vélo,
la grande enquête nationale de la FUB sur le vélo,
peut nous donner des indications encore plus représentatives.
L’avenue de la Résistance ressort comme étant
le plus grand point noir à l’échelle de la
commune, presque 100 signalements mettent en avant les difficultés
et la dangerosité de cette avenue. Il est probable
que le caractère particulièrement hostile - fort
trafic motorisé, des files de stationnement de chaque côté
et aucun aménagement cyclable - dissuadent de nombreux·ses
cyclistes d’y passer.
La
difficulté de circulation pourrait être en réalité
encore plus grande, car les cyclistes que nous avons interrogé·es
lors de notre enquête étaient probablement un public
d’usager·ères aguerri·es. Autre possibilité
: certain·es n’hésitent pas à rouler
sur le trottoir faute de se sentir en sécurité sur
la route. À plusieurs reprises lors de l’enquête,
des piéton·nes nous ont fait part de la présence
de cyclistes et trotinettistes sur les trottoirs, ce qui entraîne
une gêne. 19 % des client·es habitant hors centre-ville,
mais à Chelles, viennent en voiture. Il existe donc un
potentiel inexploité pour le vélo et la marche,
car il s’agit de distances pour lesquelles la voiture n’est
pas indispensable. Pour libérer ce potentiel, il faudrait
repenser cet axe pour offrir des aménagements sécurisés
pour les cyclistes et réduire le nombre de voitures. |
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...
Contexte
Une omniprésence de la voiture avenue de la Résistance
L’avenue
de la Résistance, rue commerçante en plein centre-ville
de Chelles, en Seine-et-Marne, a été choisie pour
sa proximité avec la gare de RER - ligne E et P -, ses
nombreux commerces et son positionnement central. L’avenue
est desservie par les transports en commun, mais aussi par des
axes routiers importants, qui contournent le centre-ville : D224,
D34, D934. L’avenue de la Résistance sert de raccourci
pour de nombreux·ses automobilistes et - avec une file
de circulation dans chaque sens - est très passante et
souvent bouchée. Il y a deux files de stationnement de
part et d’autre, mais pas d’aménagement cyclable,
et seulement quelques arceaux à vélo devant certains
commerces.
La
rue, longue de 500 mètres compte une quarantaine de commerces,
entre autres un Monoprix, plusieurs commerces de bouche, des commerces
de prêt-à-porter, un cinéma, la poste et le
marché plusieurs fois par semaine. C’est
aussi dans le contexte du réaménagement du bas de
cet axe, avenue du Maréchal Foch - au sud du pont ferroviaire
-, prévu dans le cadre du projet Bus Bords de Marne,
que nous menons cette enquête à Chelles. Le projet
ne concerne pas la partie commerçante de l’axe, mais
comme il améliorera la situation des cyclistes sur une
partie de l’axe en amont, cela mettra d’autant plus
en lumière le besoin d’un aménagement cyclable
sur l’avenue de la Résistance pour assurer une continuité
cyclable.
... |
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......
Enquête
quantitative |
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| Perspectives
d'évolution
Diminuer
le trafic et aménager des infrastructures cyclables sécurisées
Aujourd’hui,
l’avenue de la Résistance est envahie par un trafic
de transit automobile, des voitures qui traversent la ville sans
s’arrêter. Elles polluent, nuisent à la sécurité
des piéton·nes et des cyclistes, et diminuent la
convivialité de cette rue commerçante. Ces déplacements
motorisés, qui ne profitent ni aux commerces ni aux habitant·es,
transforment la rue en autoroute urbaine et dégradent la
qualité de l’espace public pour celles et ceux qui
y vivent ou y font leurs courses.
Pour
remédier à cette situation insatisfaisante, plusieurs
options, de degrés d’ambition variables, existent
:
-
Un
projet de pistes cyclables unidirectionnelles ou une piste
cyclable bidirectionnelle en supprimant une à deux
files de stationnement automobile. Si ce projet est bénéfique
pour les cyclistes, il n’améliore pas significativement
le ressenti des piéton·es car le trafic de transit
automobile est maintenu.
-
Un
projet de plan de circulation qui couperait le trafic de transit
automobile au niveau du pont ferroviaire. Cela permettrait
la mixité des cyclistes avec une circulation automobile
faible. Cela profiterait aussi aux piéton·es
car l’avenue serait globalement moins circulée
et donc plus apaisée.
Si
la piétonnisation de l'entièreté de l’axe
est trop compliquée, cela peut commencer par une partie
de l’avenue à certains moments.
Ces
mesures sont pour l’essentiel peu coûteuses et peu
compliquées à mettre en œuvre.
Ainsi, il est possible de libérer l’espace pour les
piéton·nes, les cyclistes, et faire de cette avenue
un véritable lieu de vie. |
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(1)
On note que les questions posées sous forme d’affirmation
pour lesquelles les répondant·es devaient jauger
s’ils·elles étaient tout à fait
d’accord, plutôt d’accord, plutôt
pas d’accord ou pas du tout d’accord
sont les questions qui font ressortir des observations plus pessimistes.
Il est probable que ce soit lié à une impersonnalisation
de la question car elle ne s’adresse pas au·à
la répondant·e directement. Les enquêté·es
répondent pour tout le monde et doivent considérer
que pour les autres la circulation pose plus de problèmes.
De la même façon, les automobilistes sont dans une
large majorité d’accord avec l’affirmation
générale que le stationnement est compliqué
(85 %). Comme pour les autres communes, lorsque l’on regarde
plutôt la question sur la facilité générale
de leur venue le jour de l’enquête, on observe que
les conditions de stationnement ne sont pas jugées difficiles
par les automobilistes pour leur propre situation.
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| ......
Conclusion
Les
meilleurs client·es sont les piéton·nes,
mais ils·elles sont impacté·es par les effets
nocifs du trafic motorisé
Les
piéton·nes sont celles et ceux qui viennent le plus
régulièrement. Bien qu’ils·elles viennent
souvent, ils·elles dépensent autant à chaque
déplacement que les automobilistes qui viennent moins souvent.
Ils·elles sont donc clairement les client·es les
plus important·es pour les commerçant·es.
Dans la mesure où un·e client·es chellois·es
sur cinq habitant hors centre-ville prend encore sa voiture, il
existe un vivier intéressant pour des déplacements
à vélo. |
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.....
.La
transformation des rues commerçantes de centre-ville
....
Enquête
auprès de la clientèle de 4 villes franciliennes
............
La santé économique
des commerces de centre-ville suscite beaucoup de
débats. À écouter
les commerçant·es et certain·es
élu·es, limiter la voiture dans les
centre-villes entraînerait inévitablement
la mort des commerces de proximité. Le Collectif
Vélo Île-de-France a mené une
enquête de terrain quantitative à Chelles,
Ermont, Antony et Rosny, 4 villes de moyenne couronne,
où la voiture est encore omniprésente,
pour savoir si les client·es prennent réellement
la voiture pour aller faire leurs courses.
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Enquête quantitative de
terrain
Le
travail a été réalisé
avec l’aide des bénévoles des
associations locales, qui connaissent bien le terrain,
ce qui était important pour adapter les questionnaires
aux spécificités locales. Nous avons
choisi une rue commerçante importante pour
chaque ville. 200 réponses ont été
récoltées à Antony et à
Rosny-sous-Bois, 171 réponses à Chelles,
et 146 réponses à Ermont, soit un total
de 717 réponses. Ces échantillons permettent
d’obtenir des résultats fiables, avec
une marge d’erreur estimée entre 7 et
8 % pour chaque ville, au niveau de confiance de 95
%.
Bilan
réalisé par le Collectif Vélo
Île-de-France, association loi 1901 contact
Comité de rédaction et coordination
: Louise Échivard, Marie Wehner, Louis Belenfant
Typographies : Basic Sans - Conception
graphique : Louise Robert
Remerciements aux associations : Rosny Cyclette,
MDB Antony, MDB Chelles et MDB Ermont-Eaubonne, Louise
Échivard et Violette Rémy, pour avoir
interrogé des centaines de client·es
et aux villes d'Aubervilliers, Pantin, Saint-Denis
et de Sceaux, ainsi qu'à l'EPT Plaine Commune
pour leur témoignages
velo-iledefrance.fr
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