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Elle réunit artistes, scientifiques, photographes, écrivain·es
et chercheur·euses autour d’un même interlocuteur,
aussi familier que méconnu :
Le sol, avec lequel nous formons une seule et même communauté,
terrestre. À partir de cinq terrains - agricole, viticole, forestier,
volcanique
et urbain -, Là où le sol pousse donne à
voir ce qui se joue sous la surface : les alliances de racines, de champignons
et de bactéries sans lesquelles nul sol ne serait fertile, une
matière vivante où s’inscrivent aussi les traces de
nos activités humaines. Photographies, installations, expériences
sonores et olfactives composent un parcours sensible entre art et science,
de la surface jusqu’aux profondeurs de la terre.
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À
partir de cinq sols
Une
perspective vivante : comprendre les sols au-delà de la
matière |
Correspondances
Géo-graphies
: une écriture des sols |
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| L’artiste
chercheuse Anaïs Tondeur a arpenté cinq sols choisis
pour ce qu’ils font advenir de singulier, en dialogue avec
un agriculteur.ices, vigneron.nes, forestier.es, pédologues,
agronomes et naturalistes.
Elle
a exploré ces milieux marqués par des pratiques
agricoles sous pression, des traces d’activités industrielles,
d’équilibres biologiques d’une complexité
vertigineuse, d’imaginaires brassés par le vivant. |

Forêt
de Pacy |

Impluvium,
Volvic |

Crayères,
Maison Ruinart |

Cormeilles
en Parisis, Brézillon |

Ferme
du marais |
Suspendues
dans l’espace, de grandes chromatographies révèlent
une écriture des sols. Dans les fibres de longs pans
de papier de mûrier, les molécules de sols migrent
pour former des signes qui pourraient être lus comme un
témoignage, à une autre échelle, dans une
autre langue que la nôtre... À ces géo-graphies
répondent six écrivain·es : Julien Denormandie,
Gaspar Koenig, Marielle Macé, Hortense Raynal, Érik
Orsena, Marc-André Sélosse. Chacun-e avec ses
mots, rentre en dialogue, en Correspondance avec le sol qui
lui parle. En regard, le Portrait de chaque
sol, teinté à partir des pigments issus de sa
propre matière, le situe dans son milieu, son histoire,
ses dynamiques et parmi les communautés.
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Forêt
de Pacy, géo-graphie, 90 x 1300 cm, Anaïs Tondeur,
2026 |
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Impluvium,
Terrachromie, Anaïs Tondeur,
Tirage cyanotype Bruno Bedoc, 2026 |
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| Manières
de faire sols |
Alliances
souterraines |
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| Un
monde sous la surface |
Une
expérience pour les sens |
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Et
si, au lieu de tourner sa lunette vers le ciel, Galilée
l’avait inclinée vers le sol, qu’aurait-il
vu ?
Anaïs
Tondeur explore cette hypothèse inversée et compose
à partir de la vue du ciel située au-dessus des
cinq sols, des cartes du sol où se substituent aux étoiles
: lombrics, tardigrades, champignons, bactéries, polluants
et particules d’hydrocarbures.
Les
cosmographies déplacent notre regard du ciel vers la
terre, tandis que les Turriformes prolongent l’enquête
de Darwin sur les architectures minuscules des lombrics.
Turriformes,
Photographies,
Anaïs Tondeur, 2026
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| Sous
la surface |
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Cosmographie
du sol, Impluvium, Anaïs Tondeur 2026 |
Le
parcours change de rythme.
Le visiteur ne regarde plus seulement le sol : il entre dans son
épaisseur.
Une
installation textile, sonore et olfactive accompagne cette plongée
dans les sols.
Plus
loin, une forêt inversée sous la forme d’une
installation invite à se glisser, entre racines et champignons. |
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Fleurs
de gypse, phytographies,
Anais Tondeur, 2026
Voir
Les
Fleurs de gypse révèlent, par empreintes, la manière
dont les végétaux répondent aux mémoires
chimiques de leur milieu. |
Petrichors,
Anais Tondeur &
Germain Meulemans, 2017
Sentir
Une
palette olfactive née des sols de l’enquête
évoquent le pétrichor : l’odeur singulière
de la terre après la pluie. |
Seuil,
Anais Tondeur - Floriane Pochon, Louise HaZard, 2026
Écouter
Ruissellements,
infiltrations, vibrations et frottements font du sol un milieu
que l’on écoute autant qu’on le regarde. |
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Devenir
sol |
Le
souffle de la Terre |
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Rien
ne disparaît, tout se transforme
Dans
les profondeurs, la matière circule, se décompose
et nourrit d’autres formes de vie.
Des
photographies réalisées lors de l’enquête
parmi les cinq sols, et des vues d’archives associées
à leur histoire sont développées à
partir du tanin des terres elles-mêmes, puis enfouies sous
leurs surfaces.
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Mémoires
du sol, Tirage enfoui, 17 x 13 cm,
Anaïs Tondeur, 2026 |
Collaboration
avec Jean-Marc Chomaz et Quentin Benelfoul
Louise HaZard et Floriane Pochon |
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Avec
Le souffle de la Terre, eau, odeur et paysage acoustique évoquent
les circulations invisibles qui façonnent les paysages.
Test
de formation d’un souffle,
École Polytechnique, CRNS |
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| Écouter
- Enquêter - Partager |
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| Bureau
de l'enquête
Un
fragment de l’atelier Anaïs Tondeur présente
croquis, tests de tirages, processus de création, cartes
et analyse menées lors des arpentages sur les sols agricole,
viticole, forestier, volcanique et urbain à partir desquels
l’exposition est née.
Souvenirs,
récits et expériences, humaines et non-humaines,
sont pris en compte.
Workshop
Avec
Terraforma et l’École Spéciale d’Architecture,
des étudiant·es enquêtent autour des sols
du jardin du 261 boulevard Raspail.
SIANA
SIANA
collabore avec Anaïs Tondeur depuis plusieurs années
et coordonne aujourd’hui la médiation de l’exposition.
Laboratoire
artistique dédié aux cultures numériques
et hybrides, l’association, mobilisée autour des
grands enjeux écologiques contemporains, assure le programme
pédagogique construit autour de l’exposition, à
destination des jeunes publics. Action soutenue par la Fondation
Bouygues Immobilier.
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Artiste
invité Sylvain Gouraud
La
Nature des Équilibres prolonge l’enquête au
long cours de Sylvain Gouraud sur les milieux agricoles, les paysages
travaillés et les relations entre pratiques humaines et
équilibres du vivant.
Sur la mezzanine, l’œuvre ouvre un espace de regard
où le paysage devient à la fois terrain d’observation,
récit et expérience.
Les traces
de pulvérisateur - Kerhouant - 2021
- La nature des équilibres, Sylvain Gouraud |
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Une
constellation de regards
Marc-André
Selosse : Biologie · Commissariat Scientifique
Floriane Pochon : Son
Louise Hazard : Olfaction
Sylvain Gouraud : Photographie & Paysages agricoles
Bruno Bedoc : Tirage
Jean-Marc Chomaz : Artiste Physicien
Quentin Benelfoul : Designer · artiste numérique
Écrivains
Julien
Denormandie - Gaspard Koenig
Marielle Macé - Hortense Raynal
Erik Orsenna - Marc-André Selosse |
Une
exposition conçue
à plusieurs voix
Marc-André
Selosse :
Commissaire scientifique · écrivain
Anaîs Tondeur :
Direction artistique · artiste-chercheuse
Dominique Charlet :
Co-commissariat · production
Julie Sicault Maillé :
Co-commissariat
Julien Denormandie :
Initiateur · écrivain
Les
Membres du Comité de Co-pilotage |
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Artiste
. Chercheuse . Direction artistique
Tournée
vers les matérialités invisibles de l’air,
du sol et du végétal.
Anaïs Tondeur saisit les images aux interstices de nos corps
et des environnements, dans une étroite collaboration avec
les milieux de vie, accompagnée de chercheurs en sciences
sociales et sciences de la terre.
Ancrée dans les techniques premières de la photographie,
sa pratique associe alchimie et soin. À travers des processus
attentifs à leurs propres enchevêtrements dans le
monde, elle travaille l’image comme une membrane sensible
: une surface poreuse qui reçoit et rend perceptible la
présence d’êtres ordinairement éclipsés
par les régimes dominants de la visibilité. Elle
développe ainsi de nouvelles alliances sensibles et de
matérialités photographiques permettant de penser
nos relations à la Terre pour mieux les panser.
Diplômée
de la Central Saint Martin (2008) et du Royal College of Arts
(2010) à Londres, nominée au Prix Pictet (2025),
elle est récipiendaire de la mention d’honneur des
Amis du Jardin Albert Kahn (2024), lauréate du Grand Prix
RPBB (2024)...
Elle a présenté et exposé son travail dans
des institutions internationales telles que la Maison Européenne
de la Photographie, le Centre Pompidou (Paris), le MAMAC (Nice),
la Biennale de Venise, Kröller-Müller Museum (Pays-Bas),
Museum Ostwall, Dortmund (Allemagne), Museum für Kunst und
Gewerbe (Allemagne), Kunst Haus Wien (Autriche), Chicago Art Center,
Spencer Art Museum (États-Unis), Choi Center, Pékin
(Chine)... |
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.Exposition
Là
où le sol pousse.
.
Une
exploration artistique et humaine à la rencontre
des sols comme acteurs du vivant
..
............
Une exploration humaine et sensible
du monde des sols par Anaïs Tondeur, avec Quentin
Benelfoul, Jean-Marc Chomaz, Sylvain Gouraud,
Louise Hazard, Floriane Pochon et le commissariat scientifique
de Marc-André Sélosse.
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Où
et Quand ?
Du
25 novembre au 23 decembre 2026, au 261 boulevard Raspail
à Paris (XIVe), un bâtiment de verre et de
lumière imaginé par Jean Nouvel, longtemps
occupé par la Fondation Cartier pour l’art
contemporain. Son architecture, où s’entremêlent
transparence, végétation, jardin et espaces
d’exposition, entre en résonance directe
avec l’exposition.
Ouverture
du mercredi au dimanche : 11h - 19h -
Nocturne
le jeudi jusqu’à 21h
Ouverture exceptionnelle les 21 et 22 décembre
laoulesolpousse.com |
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