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Poumon vert de l’Île-de-France, la Seine-et-Marne
est riche d’un patrimoine naturel unique au niveau régional,
entre eau et forêt - 140 000 hectares de forêts, 4 400 km
de cours d’eau -, aux nombreuses réserves de biodiversité,
et marqué par une grande complexité paysagère et
géologique, que le Département protège et valorise
au service d’une cause juste : celle de la préservation de
notre environnement. Par la valorisation de ces sites, nous entendons
faire de ce patrimoine précieux une raison supplémentaire
de venir découvrir et vivre en Seine-et-Marne, en répondant
aux aspirations des citoyens. Renforcer le lien avec la nature, promouvoir
la biodiversité et offrir un cadre respectueux de l’environnement,
telles sont les ambitions portées par le Département de
Seine-et-Marne. Seuls ou guidés par un animateur, enfilez de bonnes
chaussures, ouvrez grand vos yeux et vos oreilles et partez à la
découverte du patrimoine naturel remarquable de la Seine-et-Marne.
Jean-François Parigi, Président du Département
de Seine-et-Marne ; Béatrice Rucheton, Vice-présidente en
charge de l’environnement
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Présentation |
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Qu'est-ce
qu'un Espace Naturel Sensible ?
Rivières,
vallées, plateaux, plaines, forêts, étangs...
La Seine-et-Marne se distingue par une nature variée qui
abrite une biodiversité riche et utile à l’Homme.
Certains de ces milieux naturels et de ces paysages sont fragiles
voire menacés. Ils peuvent être classés Espaces
naturels sensibles - ENS - et bénéficient à
ce titre d’une protection renforcée.
Créés,
aménagés et entretenus par le Département,
ces sites naturels sont des maillons essentiels du développement
équilibré de la Seine-et-Marne, et du maintien de
son cadre de vie privilégié.
Suivez
le guide !
22 sites naturels ouverts au public, 22 façons de découvrir
la Seine-et-Marne, 22 moments de détente à travers
ses paysages, au contact d’une flore et d’une faune
préservées.
Pour
chacun de ces sites naturels, nous vous indiquons l’accès,
la distance du circuit de promenade, et les spécificités
écologiques.
Le
bois de la Barre à La Ferté-sous-Jouarre ©
Alexandre Lainé |
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La
Plaine de Sorques : entre Loing et forêt, un haut lieu de
nature. |
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La
Plaine de Sorques, située sur les deux communes de Montigny-sur-Loing
et Moret Loing-et-Orvanne, est un vaste espace comblé
et aplani au fil du temps par les dépôts successifs
du Loing. Il relie la rivière à la forêt
de Fontainebleau.
Vue
sur l'étang depuis l'observatoire
©
Maxime Briola
L’Espace
Naturel Sensible (ENS) s’étend sur une superficie
de 129 hectares, dont 30 % sont en eau. L’exploitation
des gravières, entre les années 50 et 80, a façonné
le paysage actuel, en créant des étangs, des marais
et des friches.
Rapidement
reconnu d’intérêt écologique majeur,
le Département décide en 1992 d’acquérir
le site. Dès lors, il s’attache à y concilier
ouverture au public et préservation des espèces
et des milieux.
Le
site est classé par un Arrêté préfectoral
de protection de biotope (APPB), et par le réseau européen
Natura 2000 au sein des sites Massif de Fontainebleau
et Basse Vallée du Loing. Pour en savoir plus
sur le réseau Natura 2000 : ecologie.gouv.fr.
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Ici s’achève, ou commence le grand massif de Fontainebleau,
dans l’un des rares sites où les arbres viennent
jusqu’au bord de la rivière.
Oiseaux sédentaires ou migrateurs peuvent être observés
sur le site ©
Émilie
Moulinier
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Une
histoire mouvementée
La
Plaine de Sorques est aujourd'hui un espace naturel remarquable,
composé d'étangs, de marais, de prairies et de bois.
Mais le site a beaucoup changé au cours du temps, notamment
du fait de l’activité humaine qui a parfois durablement
altéré les milieux originels.
Avant
le Moyen-Âge, le site était couvert de forêts
qui fixaient le sol. Seules les berges sableuses du Loing étaient
libres de se modifier au gré des variations du débit
et des inondations. Au Moyen-Âge, le paysage et le milieu
naturel cèdent la place aux pâturages et aux cultures.
Au XVIIIe siècle, le site est voué à l’exploitation
du bois et à l’agriculture, le cours du Loing est
maîtrisé, et la construction du canal du Loing permet
la navigation.
Après 1960, une carrière de sable s’implante,
de grands bassins sont creusés pour l’exploitation
du sable, et les terres sont mises à nu. Malgré
ces bouleversements, l’intérêt écologique
du site subsiste : le milieu se diversifie et accueille une flore
et une faune remarquables.
Dans les années 1990, une prise de conscience de l’intérêt
patrimonial du site s’opère, et un arrêté
de biotope est pris en 1993, notamment pour protéger les
lieux de reproduction des amphibiens : grenouilles, crapauds et
tritons.
En 1994, le Département achète le site, avec l’aide
de l’Agence de l’eau Seine Normandie. Depuis, la surveillance
et l’entretien sont assurés en collaboration avec
les communes de Montigny-sur-Loing et Moret Loing-et-Orvanne.
Exploitation
actuelle d'une gravière vers Écuelles
©
Maxime Briola
L’originalité
du site tient aux nombreuses zones humides issues de l’exploitation
des gravières. |
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Gérer
les milieux naturels
Dès
son acquisition par le Département, l'ENS de la Plaine
de Sorques a fait l'objet d'aménagements et d'une gestion
avec deux objectifs : la protection de la biodiversité
et l'ouverture au public.
L’automne,
qui marque le flétrissement des fleurs et la maturation
des insectes, est défini comme la période adéquat
pour faucher la prairie humide. S’en suit en hiver le débroussaillement
des arbustes envahissants tels que le saule, qui ont tendance
à recouvrir le marais et réduire la biodiversité.
Au
bord du Loing, les troncs tombés dans le cours d'eau sont
enlevés, et les arbres entretenus pour éviter leur
chute dans l'eau. Certains saules ou frênes peuvent ainsi
être taillés en têtard et adoptent un port
en boule. Ceci les empêche de tomber sous leur propre poids,
et conduit à la formation de cavités dans le bois,
où nichent insectes, oiseaux et chiroptères.
Pour
permettre aux visiteurs de profiter du site sans le fragiliser,
un parcours a été balisé et équipé
de panneaux d'informations et d'observatoires. Ces derniers permettent
d'approcher avec discrétion la faune, et de l'observer
sans perturber son comportement naturel.
Les
rideaux d’arbres séparant les chemins des plans d’eau
sont volontairement maintenus denses pour créer un écran
de protection et assurer la quiétude des oiseaux.
Le
cœur du site a été fermé pour offrir
aux animaux des zones de tranquillité.
Les
observatoires permettent de voir les animaux sans être vu.
©
Maxime Briola
Favoriser une observation respectueuse de la faune sauvage. |
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La
fauche tardive permet la création de nouveaux habitats ©
Sylvestre Plancke
Gérer
un milieu, c'est d'abord essayer de conserver les espèces
qui y vivent. |
Et
si on laissait faire Dame Nature
Contrairement
à ce que nous pensons souvent, parmi les animaux ou les
plantes les plus rares, beaucoup vivent de nos jours dans des
milieux façonnés par les activités humaines.
Croire que ces espèces sont mieux protégées
en laissant faire la nature conduit à l'effet
contraire : elles disparaîtraient de ces espaces devenus
inadaptés à leur survie. La bonne gestion d’un
site est donc étroitement liée à la protection
du milieu et de ses occupants.
Si
le site ne fait plus l'objet d'une gestion régulière,
des buissons vont apparaître, transformant la belle prairie
de fauche en une zone impénétrable de broussailles
; par la suite, des arbres prendront le dessus, formant un boisement
continu ; les zones humides seront comblées et disparaîtront.
La gestion de l’ENS est donc adaptée au maintien
de la diversité actuelle.
En
fonction des parcelles et de l’évolution de la végétation,
une coupe de la prairie est pratiquée tous les deux ou
trois ans. La fauche est réalisée du centre vers
l'extérieur ou en S, pour permettre à la
faune présente de s'enfuir.
Les
opérations se déroulent entre le 1er et le 15 septembre,
avant le brame du cerf. Les produits de coupe sont entreposés
dans un coin des parcelles, et laissés à décomposer
d’une année sur l’autre.
Les
espèces envahissantes, telles que l’ailante, sont
systématiquement arrachées pour limiter leur prolifération.
La migration des amphibiens
L’un
des aménagements les plus remarquables de la Plaine de
Sorques a été la création d’un crapauduc
pour préserver une importante population d’amphibiens.
Plusieurs
espèces d'amphibiens passent l'hiver à l'abri dans
la forêt. Au printemps, ils se rendent par milliers jusqu'aux
milieux aquatiques pour se reproduire : ces joyeux noceurs s'accouplent
et pondent leurs œufs dans l'eau. Après éclosion,
les têtards vivent quelques semaines dans l'eau, puis se
métamorphosent et deviennent terrestres.
Les naturalistes ont constaté une mortalité importante
d’amphibiens due au trafic routier, sur la D104 entre Montigny-sur-Loing
et Moret Loing-et-Orvanne. Des crapauducs, ont donc été
réalisés. Ces palissades en bois guident les amphibiens
vers quatre buses placées sous la route, leur permettant
désormais de rejoindre leur lieu de ponte à l'abri
des voitures.
Les interventions régulières de ramassage permettent
de mieux connaître les espèces et le nombre d’individus
présents sur le site. Crapauds communs, grenouilles agiles,
grenouilles vertes, tritons palmés et tritons ponctués
ont par exemple été recensés.
La
biodiversité en chiffres
À
l’échelle de la région, la biodiversité
de l’ENS de la plaine de Sorques est prestigieuse.
Le
dernier inventaire a permis de recenser trois cent quarante-cinq
espèces végétales vasculaires*.
Parmi celles-ci, trente-huit sont liées à la présence
de l'Homme : plantation, naturalisation... Le reste est composé
d'espèces végétales spontanées. Ce
chiffre important s’explique notamment par la diversité
des milieux et la forte proportion de milieux aquatiques, qui
occupent un tiers de la surface totale. Dix-sept espèces
sont remarquables pour l'Île-de-France, ce qui est très
important par rapport à d’autres sites.
La
faune est également très présente, et cela
concerne l'ensemble des groupes.
Ainsi, les mammifères comptent une dizaine d'espèces
de chauves-souris, la fouine, la martre, le renard, le lapin de
Garenne, l’écureuil roux et de grands ongulés
: cerf élaphe, chevreuil et sanglier. Leurs empreintes
sont facilement observables le long des sentiers.
Au
printemps et en été, les insectes abondent. Les
inventaires ont dénombrés trente-et-une espèces
de libellules, dont quatre très rares, quarante espèces
de papillons, dont dix-huit peu fréquentes, trente-trois
espèces d'orthoptères* et cent quarante
et une espèces de coléoptères* !
* : voir lexique plus bas
Boisements naturels et artificiels
Les
bois et massifs arbustifs recouvrent une partie importante de
La plaine de Sorques. Ils forment une trame continue sur le site,
ce qui permet à la faune de se déplacer en toute
discrétion.
De
vieux boisements, tels que des chênaies, se maintiennent
sur le site, et n'ont pas été touchés par
l'exploitation. Les orchidées sauvages appréciant
l'ombre des grands arbres, comme l'épipactis à larges
feuilles, n'y sont pas rares. Les pics - pic vert, mar, épeiche
ou noir - et la sittelle torchepot sont fréquemment observés,
et quelques petites clairières abritent le lézard
des souches.
Le
site possède également des boisements artificiels
correspondant à des plantations de peupliers, résineux,
robiniers faux-acacias. Leur sous-bois est assez pauvre et abrite
des plantes rudérales, c'est-à-dire issues de milieux
artificialisés : ronces, douce-amère... Les résineux
profitent au pic noir et sont très fréquentés
par les sangliers et les chevreuils.
Les
fourrés étaient en pleine expansion avant l'acquisition
du site par le Département. Pour éviter qu’ils
deviennent invasifs, des campagnes de débroussaillement
ont eu lieu régulièrement en veillant à conserver
une partie de ces milieux qui sont utiles à de nombreux
petits oiseaux qui y construisent leurs nids : hypolaïs polyglotte,
rousserolle verderolle, rossignol philomèle, pie-grièche
écorcheur... |
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Le
crapaud calamite est souvent victime de la circulation routière
©
Maxime Briola |

Le
crapauduc de Sorques ©
Maxime Briola |
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Un
aurore butine les fleurs, au cœur de la prairie intégrée
au réseau Natura 2000 ©
Maxime Briola

L'épipactis
à larges feuilles :
une orchidée sauvage qui pousse en sous-bois. ©
Maxime Briola |
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| Un
regard sur les reptiles
En
France, les reptiles regroupent lézards, tortues et serpents.
Sur les quarante et une espèces nationales, douze peuvent
être observées en Seine-et-Marne. La plaine de Sorques,
avec sa mosaïque de milieux naturels, est un très
bon endroit pour ces rencontres, puisqu'elle accueille neuf des
douze espèces du département. Si vous avez peur
des écailles, pas de panique ! Les reptiles sont des animaux
craintifs et souvent discrets. La plupart du temps, seule une
recherche minutieuse permet de déceler leur présence.
Le
lézard vert occidental est certainement le reptile
le plus facile à voir sur le site. Il prend souvent le
soleil en bordure de chemin, et s'éclipse bruyamment dans
les herbes au moindre dérangement. En attendant calmement
quelques instants, il est courant qu'il réapparaisse au
même endroit... Il est facilement reconnaissable, avec sa
robe vert clair et sa taille imposante, entre 30 et 40 cm avec
la queue. En période nuptiale, les mâles arborent
une gorge bleu vif. Certaines femelles peuvent être confondues
avec le lézard des souches, également présent
sur le site.
La
vipère aspic, essentiellement présente dans
le sud du département, apprécie les espaces de broussailles
ensoleillés. Ce serpent calme et discret se nourrit essentiellement
de petits mammifères ou d'oiseaux. La vipère est
vivipare* : elle ne pond pas d'œufs ; les jeunes
naissent ainsi directement en copie miniature des adultes. Sa
venimosité est à l'origine de nombreuses craintes,
voire de légendes surréalistes. En France, sauf
à essayer de l'attraper, une personne a autant de chance
de se faire mordre que de gagner le gros lot au Loto !
La
coronelle lisse est une petite couleuvre inoffensive et extrêmement
discrète. Elle aime les endroits secs et pierreux à
végétation basse. Son régime alimentaire
est assez diversifié : lézards, oisillons, mais
aussi d’autres serpents, comme la vipère. Tout comme
cette dernière, elle est vivipare*, ce qui est
une exception chez les couleuvres de France. En raison de sa coloration
et du V sur sa tête, elle est souvent confondue avec la
vipère, dont elle imite d’ailleurs la posture de
défense. Dans la nature, c’est pour elle une aide,
car de nombreux prédateurs réfléchissent
à deux fois avant de l’importuner. |
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Marais,
étangs, et Loing
Les
zones humides abritent de nombreuses espèces végétales
et animales, elles jouent aussi un rôle primordial dans
la régulation et l'épuration de la ressource en
eau.
Pour
l'exploitation du sable et des graviers, des bassins de dimensions
variables ont été creusés. Une fois l'exploitation
terminée, la flore et la faune ont colonisé ces
plans d'eau. Les petits bassins ont donné naissance à
des marais. Leur faible profondeur et leur pente douce offrent
des conditions favorables aux plantes hydrophytes*, potamots,
vallisnérie et hygrophytes*, scirpes, bidents,
ainsi qu'aux petits animaux aquatiques, qui évitent ainsi
la prédation des poissons.
Les grands étangs, vastes et profonds, sont bordés
de berges abruptes. Ils abritent des espèces très
différentes de celles des marais, ici, les poissons sont
rois ! Mais les oiseaux y sont également nombreux. Migrateurs
ou sédentaires, ils animent les plans d'eau au fil des
saisons, et peuvent être discrètement observés
depuis les affûts. Tôt le matin ou au coucher du soleil,
les chanceux pourront également voir les grands mammifères
sortir du bois pour s'abreuver. La tranquillité de la zone
centrale, interdite au public, permet parfois l'observation d'animaux
en plein jour depuis l'observatoire principal.
À Sorques, le Loing présente un cours plutôt
lent, peu profond et des berges aux profils variés : plages
de sables et de graviers, micro-falaises... En hiver, il déborde
souvent ; à l’inverse, en été, le niveau
baisse et laisse apparaître des bancs de graviers. Ces berges
sont dites exondées et abritent une végétation
particulière. Au cœur de la rivière, dans l’eau
courante, les plantes qui vivent immergées dans l’eau
abondent : nénuphars jaunes, potamots à feuilles
crépues. Sur la partie des berges atteintes par l’humidité
de la rivière, se développent l’ortie et son
parasite, la grande cuscute, espèce protégée
en Île-de-France. Au sommet de la berge, les conditions
plus sèches favorisent le bident à fruits noirs,
ou la renoncule scélérate. |
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Le
Loing et sa forêt rivulaire ©
Maxime Briola |

Parade
de grèbes huppés ©
Olivier Larrey |
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Filigule
morillon ©
Frédéric Larrey
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Petit
gravelot ©
Olivier Larrey |
Les
4 saisons des oiseaux
Les oiseaux que l’on observe dans les zones humides
de La plaine de Sorques ne sont pas toujours les mêmes.
Si certains sont présents toute l’année, d’autres
ne font qu’une escale.
Les
ornithologues distinguent différentes catégories
d’oiseaux. La plus simple étant celle des oiseaux
sédentaires, qui demeurent sur place toute l’année
et s’y reproduisent. Les habitués de La plaine de
Sorques comptent le héron cendré, le grèbe
huppé, la poule d’eau, le martin-pêcheur...
À l'opposé, les migrateurs comprennent plusieurs
catégories : les oiseaux de passage sont visibles seulement
le temps d’une halte, qu’ils font au cours de leur
migration, au printemps et à l’automne : balbuzard
pêcheur, bécassine des marais, bergeronnette printanière...
; les estivants viennent nicher jusqu’ici, puis repartent
à la mauvaise saison pour un grand voyage vers des pays
plus chauds : rousserolle effarvatte, petit gravelot… ;
les hivernants, enfin, fuient les grands froids des pays du nord
de l’Europe et de la Sibérie pour passer l’hiver
chez nous : fuligules milouins, fuligules morillons, sarcelles
d’hiver… |
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Bergeronnette
printanière ©
Thomas Roger |
Coléoptères
: insecte possédant une paire d'ailes externes rigides,
nommées élytres, qui protègent les
ailes internes servant à voler ;
ex : hanneton, coccinelle.
Dynamique fluviale : évolution de la forme d’un
cours d'eau en fonction de son débit.
Espèce pionnière : espèce végétale
ou animale qui s'installe en premier sur
un lieu.
Orthoptères
: ensemble d'insectes regroupant les sauterelles, criquets et
grillons.
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Milieu
pionnier : milieu caractérisé par un état
de perturbation d’origine naturelle ou humaine
: chablis, éboulis, carrière, trouée forestière...
Plante hydrophyte : plante qui vit totalement immergée
dans l'eau.
Plante hygrophyte : plante qui peut supporter l'émersion
lorsque le niveau de l'eau diminue.
Plantes vasculaires : comme leur
nom l'indique, ces plantes sont pourvues de vaisseaux, par lesquels
circule l'eau puisée par les racines. Elles comprennent
la majorité des groupes de plantes familières,
comme les plantes à fruits, les arbres, les arbustes,
les herbes et les fougères. On les oppose généralement
aux mousses et aux lichens.
Vivipare : concerne les animaux dont l'embryon se développe
à l'intérieur de la mère. S'oppose à
ovipare, relatif aux espèces qui pondent des
œufs.
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Le
renard roux aime muloter dans les prairies ©
Olivier Larrey

Site
de ponte artificiel pour les reptiles, fait à partir des
restes de fauche. L'accès aux zones fermées est possible
uniquement lors d'animations ©
Olivier Renault |
Milieux
ouverts
Les
milieux ouverts sont des espaces naturels faiblement boisés
où la petite flore a accès à une lumière
directe. Ils concentrent la majorité des espèces
peu fréquentes du site.
Parmi
ceux-ci, se trouve la prairie de fauche. Il y a deux siècles,
les prairies de ce type bordaient le Loing sur toute sa longueur
; seules quelques-unes ont été conservées.
Des végétaux remarquables peuplent ce milieu. Dans
la zone la plus sèche, on trouve l’orpin de Bologne,
une plante protégée en Île-de-France. À
la faveur des parties plus humides, s’épanouissent
la sanguisorbe officinale ou la rare inule à feuilles de
saule. Les insectes y sont nombreux : parmi les espèces
les plus remarquables, il est possible de voir le flambé,
un superbe papillon rayé de noir et de jaune, ou la mante
religieuse. Les friches, issues de cultures abandonnées,
d'anciennes carrières remblayées ou de zones déboisées,
sont également des milieux ouverts. L’orchis militaire
y fleurit par centaines au printemps. Les chauves-souris y chassent
de petits insectes. Les sangliers, chevreuils, cerfs ou renards
y déambulent régulièrement. Les insectes
abondent et la grenouille agile les gobe sans compter.
Les milieux pionniers* sont aussi des milieux ouverts.
Si, autrefois, la dynamique fluviale* très active du Loing
créait constamment des milieux pionniers - berges, bancs
de sable -, à présent, divers aménagements
ont stoppé cette dynamique, occasionnant une raréfaction
des espèces pionnières*. C’est pourquoi
la végétation qui a recolonisé les terrains
nus de l’ancienne carrière de sable, comme l’hélianthème
taché ou le plantain des sables, a un intérêt
patrimonial si fort. Le crapaud calamite, un amphibien menacé
en Île-de-France, est qualifié de pionnier : pour
se reproduire, il part à la recherche de zones humides
instables et pauvres en végétation. Une flaque d’eau
dans un chantier lui convient très bien !
À
la découverte du site
Les
aménagements de La plaine de Sorques ont été
conçus pour que le marcheur découvre un maximum
de diversité de paysages et d’espèces animales
et végétales lors de sa promenade. Deux observatoires
ornithologiques permettent aussi d’observer discrètement
les oiseaux stationnant sur les étangs et les îlots.
En
complément un parcours virtuel disponible sur l'application
mobile et gratuite Balade Branchée vous permettra
de découvrir les secrets du site, ainsi que d’autres
balades nature en Île-de-France.
Certains secteurs sont particulièrement fragiles en raison
de la présence d’espèces végétales
rares ou d’animaux sensibles au dérangement. Aussi
le Département a décidé de garantir la tranquillité
des animaux et la protection des végétaux en réglementant
l’accès à la partie centrale du site uniquement
sous forme de visites guidées et d’animations.
Seine-et-Marne environnement anime le site à travers des
activités pédagogiques suivies sur l’ensemble
de l’année, en lien avec les programmes scolaires
; des sorties thématiques ouvertes à tous sont également
proposées pour découvrir les oiseaux migrateurs,
les grands mammifères, les plantes médicinales,
l’évolution des étangs ou encore des sorties
crépusculaires alliant nature et astronomie. |
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.....
.Espaces
Naturels Sensibles de Seine-et-Marne
Des
poumons verts pour l'Île-de-France
............
Politique des Espaces
Naturels Sensibles
.
Depuis près de 35 ans,
le Département de Seine-et-Marne mène
une politique volontariste de grande ampleur à
l’égard de la biodiversité et
de ses Espaces Naturels Sensibles. Des actions qui
ont permis de créer un réseau d’une
centaine de sites, dont trente-neuf sont ouverts au
public, grâce à l’action du Département,
d’Île-de-France Nature, et des communes.
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....
Les
Rendez-vous Nature en Seine-et-Marne
De
nombreuses animations pour petits et grands sont proposées
par l'association départementale Seine-et-Marne
Environnement et ses partenaires, afin de faire découvrir
l'environnement, la biodiversité, la faune et la
flore de
la Seine-et-Marne.
Programmation complète des animations organisées
dans les sites naturels de la Seine-et-Marne, y compris
les 22 Espaces naturels sensibles protégés
par le Département : seine-et-marne.fr
Environnement,
eau et agriculture
.
De la valorisation des Espaces Naturels Sensibles (ENS)
à la protection de la biodiversité, en passant
par la lutte contre
le dérèglement climatique, la préservation
des ressources naturelles, notamment l'eau, et la lutte
contre l'appauvrissement des sols, le Département
de Seine-et-Marne se mobilise activement en faveur de
l’environnement, conservant ainsi sa réputation
de poumon vert de l’Île-de-France.
Au total : 43,7 millions d'euros ont été
mobilisés depuis le début du mandat en faveur
de la politique dédiée à l’eau,
l’environnement et l’agriculture.
seine-et-marne.fr |
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