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Espaces Naturels Sensibles de Seine-et-Marne
Des poumons verts pour l'
Île-de-France
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(1) Présentation
La Plaine de Sorques
: entre Loing et forêt, un haut lieu de nature
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Poumon vert de l’Île-de-France, la Seine-et-Marne est riche d’un patrimoine naturel unique au niveau régional, entre eau et forêt - 140 000 hectares de forêts, 4 400 km de cours d’eau -, aux nombreuses réserves de biodiversité, et marqué par une grande complexité paysagère et géologique, que le Département protège et valorise au service d’une cause juste : celle de la préservation de notre environnement. Par la valorisation de ces sites, nous entendons faire de ce patrimoine précieux une raison supplémentaire de venir découvrir et vivre en Seine-et-Marne, en répondant aux aspirations des citoyens. Renforcer le lien avec la nature, promouvoir la biodiversité et offrir un cadre respectueux de l’environnement, telles sont les ambitions portées par le Département de Seine-et-Marne. Seuls ou guidés par un animateur, enfilez de bonnes chaussures, ouvrez grand vos yeux et vos oreilles et partez à la découverte du patrimoine naturel remarquable de la Seine-et-Marne.
Jean-François Parigi, Président du Département de Seine-et-Marne ; Béatrice Rucheton, Vice-présidente en charge de l’environnement

Présentation  

Qu'est-ce qu'un Espace Naturel Sensible ?

Rivières, vallées, plateaux, plaines, forêts, étangs... La Seine-et-Marne se distingue par une nature variée qui abrite une biodiversité riche et utile à l’Homme. Certains de ces milieux naturels et de ces paysages sont fragiles voire menacés. Ils peuvent être classés Espaces naturels sensibles - ENS - et bénéficient à ce titre d’une protection renforcée.

Créés, aménagés et entretenus par le Département, ces sites naturels sont des maillons essentiels du développement équilibré de la Seine-et-Marne, et du maintien de son cadre de vie privilégié.

Suivez le guide !

22 sites naturels ouverts au public, 22 façons de découvrir la Seine-et-Marne, 22 moments de détente à travers ses paysages, au contact d’une flore et d’une faune préservées.

Pour chacun de ces sites naturels, nous vous indiquons l’accès, la distance du circuit de promenade, et les spécificités écologiques.

Le bois de la Barre à La Ferté-sous-Jouarre © Alexandre Lainé

 

La Plaine de Sorques : entre Loing et forêt, un haut lieu de nature.

 

La Plaine de Sorques, située sur les deux communes de Montigny-sur-Loing et Moret Loing-et-Orvanne, est un vaste espace comblé et aplani au fil du temps par les dépôts successifs du Loing. Il relie la rivière à la forêt de Fontainebleau.

Vue sur l'étang depuis l'observatoire
© Maxime Briola

L’Espace Naturel Sensible (ENS) s’étend sur une superficie de 129 hectares, dont 30 % sont en eau. L’exploitation des gravières, entre les années 50 et 80, a façonné le paysage actuel, en créant des étangs, des marais et des friches.
Rapidement reconnu d’intérêt écologique majeur, le Département décide en 1992 d’acquérir le site. Dès lors, il s’attache à y concilier ouverture au public et préservation des espèces et des milieux.

Le site est classé par un Arrêté préfectoral de protection de biotope (APPB), et par le réseau européen Natura 2000 au sein des sites Massif de Fontainebleau et Basse Vallée du Loing. Pour en savoir plus sur le réseau Natura 2000 : ecologie.gouv.fr.


Ici s’achève, ou commence le grand massif de Fontainebleau, dans l’un des rares sites où les arbres viennent jusqu’au bord de la rivière.


Oiseaux sédentaires ou migrateurs peuvent être observés sur le site
© Émilie Moulinier

 

Une histoire mouvementée

La Plaine de Sorques est aujourd'hui un espace naturel remarquable, composé d'étangs, de marais, de prairies et de bois. Mais le site a beaucoup changé au cours du temps, notamment du fait de l’activité humaine qui a parfois durablement altéré les milieux originels.

Avant le Moyen-Âge, le site était couvert de forêts qui fixaient le sol. Seules les berges sableuses du Loing étaient libres de se modifier au gré des variations du débit et des inondations. Au Moyen-Âge, le paysage et le milieu naturel cèdent la place aux pâturages et aux cultures. Au XVIIIe siècle, le site est voué à l’exploitation du bois et à l’agriculture, le cours du Loing est maîtrisé, et la construction du canal du Loing permet la navigation.
Après 1960, une carrière de sable s’implante, de grands bassins sont creusés pour l’exploitation du sable, et les terres sont mises à nu. Malgré ces bouleversements, l’intérêt écologique du site subsiste : le milieu se diversifie et accueille une flore et une faune remarquables.
Dans les années 1990, une prise de conscience de l’intérêt patrimonial du site s’opère, et un arrêté de biotope est pris en 1993, notamment pour protéger les lieux de reproduction des amphibiens : grenouilles, crapauds et tritons.
En 1994, le Département achète le site, avec l’aide de l’Agence de l’eau Seine Normandie. Depuis, la surveillance et l’entretien sont assurés en collaboration avec les communes de Montigny-sur-Loing et Moret Loing-et-Orvanne.

Exploitation actuelle d'une gravière vers Écuelles © Maxime Briola
L’originalité du site tient aux nombreuses zones humides issues de l’exploitation des gravières.

Gérer les milieux naturels

Dès son acquisition par le Département, l'ENS de la Plaine de Sorques a fait l'objet d'aménagements et d'une gestion avec deux objectifs : la protection de la biodiversité et l'ouverture au public.

L’automne, qui marque le flétrissement des fleurs et la maturation des insectes, est défini comme la période adéquat pour faucher la prairie humide. S’en suit en hiver le débroussaillement des arbustes envahissants tels que le saule, qui ont tendance à recouvrir le marais et réduire la biodiversité.
Au bord du Loing, les troncs tombés dans le cours d'eau sont enlevés, et les arbres entretenus pour éviter leur chute dans l'eau. Certains saules ou frênes peuvent ainsi être taillés en têtard et adoptent un port en boule. Ceci les empêche de tomber sous leur propre poids, et conduit à la formation de cavités dans le bois, où nichent insectes, oiseaux et chiroptères.
Pour permettre aux visiteurs de profiter du site sans le fragiliser, un parcours a été balisé et équipé de panneaux d'informations et d'observatoires. Ces derniers permettent d'approcher avec discrétion la faune, et de l'observer sans perturber son comportement naturel.
Les rideaux d’arbres séparant les chemins des plans d’eau sont volontairement maintenus denses pour créer un écran de protection et assurer la quiétude des oiseaux.
Le cœur du site a été fermé pour offrir aux animaux des zones de tranquillité.

Les observatoires permettent de voir les animaux sans être vu. © Maxime Briola
Favoriser une observation respectueuse de la faune sauvage.


La fauche tardive permet la création de nouveaux habitats © Sylvestre Plancke
Gérer un milieu, c'est d'abord essayer de conserver les espèces qui y vivent.

Et si on laissait faire Dame Nature

Contrairement à ce que nous pensons souvent, parmi les animaux ou les plantes les plus rares, beaucoup vivent de nos jours dans des milieux façonnés par les activités humaines. Croire que ces espèces sont mieux protégées en laissant faire la nature conduit à l'effet contraire : elles disparaîtraient de ces espaces devenus inadaptés à leur survie. La bonne gestion d’un site est donc étroitement liée à la protection du milieu et de ses occupants.

Si le site ne fait plus l'objet d'une gestion régulière, des buissons vont apparaître, transformant la belle prairie de fauche en une zone impénétrable de broussailles ; par la suite, des arbres prendront le dessus, formant un boisement continu ; les zones humides seront comblées et disparaîtront. La gestion de l’ENS est donc adaptée au maintien de la diversité actuelle.
En fonction des parcelles et de l’évolution de la végétation, une coupe de la prairie est pratiquée tous les deux ou trois ans. La fauche est réalisée du centre vers l'extérieur ou en S, pour permettre à la faune présente de s'enfuir.
Les opérations se déroulent entre le 1er et le 15 septembre, avant le brame du cerf. Les produits de coupe sont entreposés dans un coin des parcelles, et laissés à décomposer d’une année sur l’autre.
Les espèces envahissantes, telles que l’ailante, sont systématiquement arrachées pour limiter leur prolifération.

La migration des amphibiens

L’un des aménagements les plus remarquables de la Plaine de Sorques a été la création d’un crapauduc pour préserver une importante population d’amphibiens.

Plusieurs espèces d'amphibiens passent l'hiver à l'abri dans la forêt. Au printemps, ils se rendent par milliers jusqu'aux milieux aquatiques pour se reproduire : ces joyeux noceurs s'accouplent et pondent leurs œufs dans l'eau. Après éclosion, les têtards vivent quelques semaines dans l'eau, puis se métamorphosent et deviennent terrestres.
Les naturalistes ont constaté une mortalité importante d’amphibiens due au trafic routier, sur la D104 entre Montigny-sur-Loing et Moret Loing-et-Orvanne. Des crapauducs, ont donc été réalisés. Ces palissades en bois guident les amphibiens vers quatre buses placées sous la route, leur permettant désormais de rejoindre leur lieu de ponte à l'abri des voitures.
Les interventions régulières de ramassage permettent de mieux connaître les espèces et le nombre d’individus présents sur le site. Crapauds communs, grenouilles agiles, grenouilles vertes, tritons palmés et tritons ponctués ont par exemple été recensés.

La biodiversité en chiffres

À l’échelle de la région, la biodiversité de l’ENS de la plaine de Sorques est prestigieuse.

Le dernier inventaire a permis de recenser trois cent quarante-cinq espèces végétales vasculaires*.
Parmi celles-ci, trente-huit sont liées à la présence de l'Homme : plantation, naturalisation... Le reste est composé d'espèces végétales spontanées. Ce chiffre important s’explique notamment par la diversité des milieux et la forte proportion de milieux aquatiques, qui occupent un tiers de la surface totale. Dix-sept espèces sont remarquables pour l'Île-de-France, ce qui est très important par rapport à d’autres sites.
La faune est également très présente, et cela concerne l'ensemble des groupes.
Ainsi, les mammifères comptent une dizaine d'espèces de chauves-souris, la fouine, la martre, le renard, le lapin de Garenne, l’écureuil roux et de grands ongulés : cerf élaphe, chevreuil et sanglier. Leurs empreintes sont facilement observables le long des sentiers.
Au printemps et en été, les insectes abondent. Les inventaires ont dénombrés trente-et-une espèces de libellules, dont quatre très rares, quarante espèces de papillons, dont dix-huit peu fréquentes, trente-trois espèces d'orthoptères* et cent quarante et une espèces de coléoptères* ! * : voir lexique plus bas

Boisements naturels et artificiels

Les bois et massifs arbustifs recouvrent une partie importante de La plaine de Sorques. Ils forment une trame continue sur le site, ce qui permet à la faune de se déplacer en toute discrétion.

De vieux boisements, tels que des chênaies, se maintiennent sur le site, et n'ont pas été touchés par l'exploitation. Les orchidées sauvages appréciant l'ombre des grands arbres, comme l'épipactis à larges feuilles, n'y sont pas rares. Les pics - pic vert, mar, épeiche ou noir - et la sittelle torchepot sont fréquemment observés, et quelques petites clairières abritent le lézard des souches.
Le site possède également des boisements artificiels correspondant à des plantations de peupliers, résineux, robiniers faux-acacias. Leur sous-bois est assez pauvre et abrite des plantes rudérales, c'est-à-dire issues de milieux artificialisés : ronces, douce-amère... Les résineux profitent au pic noir et sont très fréquentés par les sangliers et les chevreuils.
Les fourrés étaient en pleine expansion avant l'acquisition du site par le Département. Pour éviter qu’ils deviennent invasifs, des campagnes de débroussaillement ont eu lieu régulièrement en veillant à conserver une partie de ces milieux qui sont utiles à de nombreux petits oiseaux qui y construisent leurs nids : hypolaïs polyglotte, rousserolle verderolle, rossignol philomèle, pie-grièche écorcheur...


Le crapaud calamite est souvent victime de la circulation routière © Maxime Briola

Le crapauduc de Sorques © Maxime Briola

Un aurore butine les fleurs, au cœur de la prairie intégrée au réseau Natura 2000 © Maxime Briola

L'épipactis à larges feuilles : une orchidée sauvage qui pousse en sous-bois. © Maxime Briola

Un regard sur les reptiles

En France, les reptiles regroupent lézards, tortues et serpents. Sur les quarante et une espèces nationales, douze peuvent être observées en Seine-et-Marne. La plaine de Sorques, avec sa mosaïque de milieux naturels, est un très bon endroit pour ces rencontres, puisqu'elle accueille neuf des douze espèces du département. Si vous avez peur des écailles, pas de panique ! Les reptiles sont des animaux craintifs et souvent discrets. La plupart du temps, seule une recherche minutieuse permet de déceler leur présence.

Le lézard vert occidental est certainement le reptile le plus facile à voir sur le site. Il prend souvent le soleil en bordure de chemin, et s'éclipse bruyamment dans les herbes au moindre dérangement. En attendant calmement quelques instants, il est courant qu'il réapparaisse au même endroit... Il est facilement reconnaissable, avec sa robe vert clair et sa taille imposante, entre 30 et 40 cm avec la queue. En période nuptiale, les mâles arborent une gorge bleu vif. Certaines femelles peuvent être confondues avec le lézard des souches, également présent sur le site.

La vipère aspic, essentiellement présente dans le sud du département, apprécie les espaces de broussailles ensoleillés. Ce serpent calme et discret se nourrit essentiellement de petits mammifères ou d'oiseaux. La vipère est vivipare* : elle ne pond pas d'œufs ; les jeunes naissent ainsi directement en copie miniature des adultes. Sa venimosité est à l'origine de nombreuses craintes, voire de légendes surréalistes. En France, sauf à essayer de l'attraper, une personne a autant de chance de se faire mordre que de gagner le gros lot au Loto !

La coronelle lisse est une petite couleuvre inoffensive et extrêmement discrète. Elle aime les endroits secs et pierreux à végétation basse. Son régime alimentaire est assez diversifié : lézards, oisillons, mais aussi d’autres serpents, comme la vipère. Tout comme cette dernière, elle est vivipare*, ce qui est une exception chez les couleuvres de France. En raison de sa coloration et du V sur sa tête, elle est souvent confondue avec la vipère, dont elle imite d’ailleurs la posture de défense. Dans la nature, c’est pour elle une aide, car de nombreux prédateurs réfléchissent à deux fois avant de l’importuner.


Le lézard vert occidental, la vipère aspic, la coronelle lisse
© Maxime Briola

Marais, étangs, et Loing

Les zones humides abritent de nombreuses espèces végétales et animales, elles jouent aussi un rôle primordial dans la régulation et l'épuration de la ressource en eau.

Pour l'exploitation du sable et des graviers, des bassins de dimensions variables ont été creusés. Une fois l'exploitation terminée, la flore et la faune ont colonisé ces plans d'eau. Les petits bassins ont donné naissance à des marais. Leur faible profondeur et leur pente douce offrent des conditions favorables aux plantes hydrophytes*, potamots, vallisnérie et hygrophytes*, scirpes, bidents, ainsi qu'aux petits animaux aquatiques, qui évitent ainsi la prédation des poissons.
Les grands étangs, vastes et profonds, sont bordés de berges abruptes. Ils abritent des espèces très différentes de celles des marais, ici, les poissons sont rois ! Mais les oiseaux y sont également nombreux. Migrateurs ou sédentaires, ils animent les plans d'eau au fil des saisons, et peuvent être discrètement observés depuis les affûts. Tôt le matin ou au coucher du soleil, les chanceux pourront également voir les grands mammifères sortir du bois pour s'abreuver. La tranquillité de la zone centrale, interdite au public, permet parfois l'observation d'animaux en plein jour depuis l'observatoire principal.
À Sorques, le Loing présente un cours plutôt lent, peu profond et des berges aux profils variés : plages de sables et de graviers, micro-falaises... En hiver, il déborde souvent ; à l’inverse, en été, le niveau baisse et laisse apparaître des bancs de graviers. Ces berges sont dites exondées et abritent une végétation particulière. Au cœur de la rivière, dans l’eau courante, les plantes qui vivent immergées dans l’eau abondent : nénuphars jaunes, potamots à feuilles crépues. Sur la partie des berges atteintes par l’humidité de la rivière, se développent l’ortie et son parasite, la grande cuscute, espèce protégée en Île-de-France. Au sommet de la berge, les conditions plus sèches favorisent le bident à fruits noirs, ou la renoncule scélérate.


Le Loing et sa forêt rivulaire © Maxime Briola

Parade de grèbes huppés © Olivier Larrey


Filigule morillon © Frédéric Larrey


Petit gravelot © Olivier Larrey

Les 4 saisons des oiseaux

Les oiseaux que l’on observe dans les zones humides de La plaine de Sorques ne sont pas toujours les mêmes. Si certains sont présents toute l’année, d’autres ne font qu’une escale.

Les ornithologues distinguent différentes catégories d’oiseaux. La plus simple étant celle des oiseaux sédentaires, qui demeurent sur place toute l’année et s’y reproduisent. Les habitués de La plaine de Sorques comptent le héron cendré, le grèbe huppé, la poule d’eau, le martin-pêcheur...
À l'opposé, les migrateurs comprennent plusieurs catégories : les oiseaux de passage sont visibles seulement le temps d’une halte, qu’ils font au cours de leur migration, au printemps et à l’automne : balbuzard pêcheur, bécassine des marais, bergeronnette printanière... ; les estivants viennent nicher jusqu’ici, puis repartent à la mauvaise saison pour un grand voyage vers des pays plus chauds : rousserolle effarvatte, petit gravelot… ; les hivernants, enfin, fuient les grands froids des pays du nord de l’Europe et de la Sibérie pour passer l’hiver chez nous : fuligules milouins, fuligules morillons, sarcelles d’hiver…


Bergeronnette printanière © Thomas Roger

Coléoptères : insecte possédant une paire d'ailes externes rigides, nommées élytres, qui protègent les ailes internes servant à voler ;
ex : hanneton, coccinelle.

Dynamique fluviale
: évolution de la forme d’un cours d'eau en fonction de son débit.

Espèce pionnière
: espèce végétale ou animale qui s'installe en premier sur
un lieu.

Orthoptères : ensemble d'insectes regroupant les sauterelles, criquets et grillons.

Milieu pionnier : milieu caractérisé par un état de perturbation d’origine naturelle ou humaine : chablis, éboulis, carrière, trouée forestière...

Plante hydrophyte
: plante qui vit totalement immergée dans l'eau.

Plante hygrophyte
: plante qui peut supporter l'émersion lorsque le niveau de l'eau diminue.


Plantes vasculaires
: comme leur nom l'indique, ces plantes sont pourvues de vaisseaux, par lesquels circule l'eau puisée par les racines. Elles comprennent la majorité des groupes de plantes familières, comme les plantes à fruits, les arbres, les arbustes, les herbes et les fougères. On les oppose généralement aux mousses et aux lichens.

Vivipare
: concerne les animaux dont l'embryon se développe à l'intérieur de la mère. S'oppose à ovipare, relatif aux espèces qui pondent des œufs.


Le renard roux aime muloter dans les prairies © Olivier Larrey

Site de ponte artificiel pour les reptiles, fait à partir des restes de fauche. L'accès aux zones fermées est possible uniquement lors d'animations © Olivier Renault

Milieux ouverts

Les milieux ouverts sont des espaces naturels faiblement boisés où la petite flore a accès à une lumière directe. Ils concentrent la majorité des espèces peu fréquentes du site.

Parmi ceux-ci, se trouve la prairie de fauche. Il y a deux siècles, les prairies de ce type bordaient le Loing sur toute sa longueur ; seules quelques-unes ont été conservées. Des végétaux remarquables peuplent ce milieu. Dans la zone la plus sèche, on trouve l’orpin de Bologne, une plante protégée en Île-de-France. À la faveur des parties plus humides, s’épanouissent la sanguisorbe officinale ou la rare inule à feuilles de saule. Les insectes y sont nombreux : parmi les espèces les plus remarquables, il est possible de voir le flambé, un superbe papillon rayé de noir et de jaune, ou la mante religieuse. Les friches, issues de cultures abandonnées, d'anciennes carrières remblayées ou de zones déboisées, sont également des milieux ouverts. L’orchis militaire y fleurit par centaines au printemps. Les chauves-souris y chassent de petits insectes. Les sangliers, chevreuils, cerfs ou renards y déambulent régulièrement. Les insectes abondent et la grenouille agile les gobe sans compter.
Les milieux pionniers* sont aussi des milieux ouverts. Si, autrefois, la dynamique fluviale* très active du Loing créait constamment des milieux pionniers - berges, bancs de sable -, à présent, divers aménagements ont stoppé cette dynamique, occasionnant une raréfaction des espèces pionnières*. C’est pourquoi la végétation qui a recolonisé les terrains nus de l’ancienne carrière de sable, comme l’hélianthème taché ou le plantain des sables, a un intérêt patrimonial si fort. Le crapaud calamite, un amphibien menacé en Île-de-France, est qualifié de pionnier : pour se reproduire, il part à la recherche de zones humides instables et pauvres en végétation. Une flaque d’eau dans un chantier lui convient très bien !

À la découverte du site

Les aménagements de La plaine de Sorques ont été conçus pour que le marcheur découvre un maximum de diversité de paysages et d’espèces animales et végétales lors de sa promenade. Deux observatoires ornithologiques permettent aussi d’observer discrètement les oiseaux stationnant sur les étangs et les îlots.

En complément un parcours virtuel disponible sur l'application mobile et gratuite Balade Branchée vous permettra de découvrir les secrets du site, ainsi que d’autres balades nature en Île-de-France.
Certains secteurs sont particulièrement fragiles en raison de la présence d’espèces végétales rares ou d’animaux sensibles au dérangement. Aussi le Département a décidé de garantir la tranquillité des animaux et la protection des végétaux en réglementant l’accès à la partie centrale du site uniquement sous forme de visites guidées et d’animations.
Seine-et-Marne environnement anime le site à travers des activités pédagogiques suivies sur l’ensemble de l’année, en lien avec les programmes scolaires ; des sorties thématiques ouvertes à tous sont également proposées pour découvrir les oiseaux migrateurs, les grands mammifères, les plantes médicinales, l’évolution des étangs ou encore des sorties crépusculaires alliant nature et astronomie.

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Espaces Naturels Sensibles de Seine-et-Marne Des poumons verts pour l'Île-de-France
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Politique des
Espaces Naturels Sensibles
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Depuis près de 35 ans, le Département de Seine-et-Marne mène une politique volontariste de grande ampleur à l’égard de la biodiversité et de ses Espaces Naturels Sensibles. Des actions qui ont permis de créer un réseau d’une centaine de sites, dont trente-neuf sont ouverts au public, grâce à l’action du Département, d’Île-de-France Nature, et des communes.

 

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Les Rendez-vous Nature en Seine-et-Marne

De nombreuses animations pour petits et grands sont proposées par l'association départementale Seine-et-Marne Environnement et ses partenaires, afin de faire découvrir l'environnement, la biodiversité, la faune et la flore de
la Seine-et-Marne.
Programmation complète des animations organisées dans les sites naturels de la Seine-et-Marne, y compris les 22 Espaces naturels sensibles protégés par le Département : seine-et-marne.fr

Environnement, eau et agriculture
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De la valorisation des Espaces Naturels Sensibles (ENS) à la protection de la biodiversité, en passant par la lutte contre
le dérèglement climatique, la préservation des ressources naturelles, notamment l'eau, et la lutte contre l'appauvrissement des sols, le Département de Seine-et-Marne se mobilise activement en faveur de l’environnement, conservant ainsi sa réputation de poumon vert de l’
Île-de-France. Au total : 43,7 millions d'euros ont été mobilisés depuis le début du mandat en faveur de la politique dédiée à l’eau, l’environnement et l’agriculture.
seine-et-marne.fr