Ce nouvel équipement départemental, unique en Île-de-France
voire même en France, d’un montant de près de 50 millions
d’euros, représente l’une des contributions majeures
– et la plus visible – du Département du Val-de-Marne
au Plan Baignade mis en place dans la perspective de Paris 2024. Grâce
à cette Station Départementale, l’ambition de rendre
la Marne et la Seine baignade est plus que jamais à notre portée.
Dernier maillon d’une chaîne de bassins de stockage représentant
au total 45 000 m³, soit l’équivalent de 18 piscines
olympiques,
elle permettra de rendre les eaux pluviales propres à 99,9% grâce
à de puissantes lampes UV. Ces eaux purifiées seront
ensuite directement rejetées dans la Marne à un débit
de 700 L/s, soit 1 piscines olympique d’eau propre
déversée chaque heure dans la boucle de la Marne.
Un
équipement essentiel pour améliorer la qualité
de l’eau |
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Dans
le but d’améliorer la qualité de l'eau et
de poursuivre la reconquête écologique des bords
de Marne, le Département du Val-de-Marne est le maître
d’ouvrage de la Station Départementale de Dépollution
des Eaux Pluviales située à Champigny-sur-Marne,
et qui figure dans les engagements du Plan Baignade.
D’un coût de près de 50 millions d’euros,
ce nouvel équipement départemental s'étend
sur trois zones : avenue Carnot, place du Marché et rue
de la Plage.
Il permet de rendre les eaux pluviales collectées propres
à 99,9% avant de les rejeter directement dans la Marne.
Cet
équipement est composé :
-
D’un
bassin de stockage d’eaux pluviales de 8 000 m³,
situé à 20 mètres de profondeur, auquel
sont reliés 2 autres bassins de stockage situés
en amont : l’un à Villiers-sur-Marne - bassin
de la Laiterie de 20 000 m³ -, l’autre à
Champigny/Villiers : bassin de la Bonne Eau de 17 500 m³
;
-
De
deux prises d’eau à proximité immédiate
de la station : l’une située sous la Place du
Marché, et l’autre sous la rue de la Plage ;
-
D’infrastructures
intérieures destinées à assainir les
eaux pluviales : 4 dégrilleurs permettant la rétention
et l’évacuation des gros déchets solides,
3 décanteurs lamellaires pour récupérer
les matières en suspension et d’un système
de lampes ultra-violets (UV) permettant d’éliminer
99,9% des bactéries ;
-
D’un
local technique qui assurera de manière automatisée
le fonctionnement de la station.
•
La première étape du chantier a consisté
en la réalisation des parois moulées du bassin de
stockage, en forme de bilobe, garantissant l’étanchéité
et l’isolation de la nappe phréatique, ainsi que
le soutènement de l’ouvrage.
•
La seconde étape du chantier a consisté au tir de
4 micro-tunneliers, qui ont permis de créer 5 nouvelles
canalisations, nécessaires au cheminement des eaux, sans
ainsi ouvrir de tranchées en vue de réduire les
nuisances sonores.
-
Le premier micro-tunnelier a effectué le creusement depuis
la SDDEP vers la prise d’eau de la Place du Marché,
soit un trajet de 600 mètres linéaires.
- Le
second micro-tunnelier a permis de creuser sur 150 mètres
linéaires entre la rue de la Plage et la station anti-crue
quai Victor Hugo.
-
Le troisième micro-tunnelier a creusé deux canalisations
sur 80 mètres linéaires : l’une entre la
SDDEP et la prise d’eau de la rue de la Plage et l’autre
entre cette prise d’eau et la SDDEP. Cette opération
a nécessité de passer sous les voies SNCF.
-
Le dernier micro-tunnelier a permis de creuser sur 80 mètres
linéaires entre la SDDEP et la rue de la Plage pour rejoindre
le réseau départemental d’assainissement.
Cette opération a nécessité de passer sous
les voies SNCF.
•
La
troisième étape a consisté en l’installation
des infrastructures destinées à traiter les eaux
pluviales : dégrilleurs, décanteurs, lampes UV.
Une dalle a été ensuite aménagée pour
couvrir le bassin de stockage.
•
Enfin,
pour la dernière étape, les équipes se sont
attelées à la construction du local technique de
840 m² qui permet d’assurer le fonctionnement automatisé
de la Station Départementale. En outre, des places de parking
ont été aménagées, tout comme la plantation
de 20 arbres, ainsi que d’une haie sur la périphérie
du site, qui seront intégrés dans le Plan 50 000
arbres du Département du Val-de-Marne.
Comment
la SDDEP fonctionnera-t-elle ?
L'eau
de pluie effectue un premier passage par des dégrilleurs
appelés dégrilleurs grossiers qui permettront
la rétention et l'évacuation des plus gros déchets
solides. L’eau traverse ensuite les dégrilleurs
fins puis les décanteurs lamellaires de décantation,
afin de débarrasser l’eau des sables et boues, appelés
matière en suspension. Son traitement ne s'arrête
pas là, puisque l'eau passe ensuite au travers de puissantes
lampes UV permettant l’élimination des bactéries
à 99,9%.
Tous les processus de la SDDEP sont entièrement automatisés
et surveillés à distance jusqu'à ce que l’eau
traitée soit finalement rejetée dans la Marne.
Décontamination
par ultraviolet :
Le
traitement de l'eau aux UV consiste à exposer l'eau à
des rayons ultraviolets qui inactivent les microorganismes pathogènes.
Ce procédé naturel permet de potabiliser et de désinfecter
l'eau sans utiliser de produits chimiques ni générer
de sous-produits nocifs.
L’utilisation des UV a plusieurs qualités: elle permet
d’éliminer 99,9% des micro-organismes de l’eau.
Il s’agit d’une technologie écologique dans
la mesure où l’UV ne contient aucun sous-produit
de désinfection.
Conjugués
aux nombreux travaux de mise en conformité dans le réseau
d’assainissement du bassin versant du Ru de la Lande - Champigny,
Villiers, Chennevières, Le Plessis-Trévise -, cet
équipement stratégique complète incontestablement
les efforts engagés par le Département et par ses
partenaires pour rendre de nouveau possible la baignade dans la
Marne et la Seine. |
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Montant
global du projet : 53 M€
55% par le Département du Val-de-Marne
incluant les crédits du Fonds de Solidarité
Interdépartemental d’Investissement
40 % par le SIAAP - 5% par l’Agence de l’Eau Seine-Normandie |
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Zoom
sur le circuit de dépollution
La
SDDEP est constituée de deux lobes : l’un dédié
au stockage de l’eau de pluie, l’autre destiné
à la dépollution. Des vannes régulent l’arrivée
des eaux pluviales depuis les deux prises d’eau de la rue
de la plage et de la place du marché. L’eau de pluie
effectue un premier passage par les dégrilleurs, elle est
ensuite orientée vers les canaux de décantation
: décanteurs lamellaires. Le traitement ne s’arrête
pas là, puisque l’eau passera enfin au travers de
puissantes lampes UV, permettant l’élimination de
99,9% des bactéries, avant de repartir vers le milieu naturel.
La SDDEP sera entièrement automatisée et surveillée
à distance. |
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.La
baignade : le grand héritage des JOP de Paris 2024 |
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Le
Val-de-Marne s’engage en faveur de la qualité de
l’eau
Sur
les 47 communes du département, 37 sont traversées
par un cours d’eau, et près de 75 % des Val-de-Marnais
vivent à moins de 2 km de l’eau.
Le Département du Val-de-Marne offre la particularité
d’être traversé par un fleuve, la Seine, sur
15 kilomètres, et par 6 rivières : la Marne, qui
est la plus longue de France, sur 24 kilomètres, la Bièvre,
le Morbras, l’Yerres, le Réveillon et le Ru de Rungis.
Il
possède également 3 plans d’eau importants
:
• Au Parc interdépartemental des sports de Choisy
Paris – Val-de-Marne ;
• A l’Île de Loisirs de Créteil ;
• Au Parc départemental de la Plage Bleue à
Valenton.
Cette
forte présence de l’eau est un atout écologique
et sociétal qu’il est impératif de préserver.
À
la clôture des Jeux olympiques et paralympiques de Paris
2024, la baignade fut un héritage visible en Val-de-Marne,
qui contribuera à améliorer le cadre de vie des
Val-de-marnais et l’attractivité du territoire.
Alors
que la baignade est interdite dans la Seine depuis 1923, et depuis
1970 dans la Marne, le Département du Val-de-Marne s’est
fixé pour objectif d’améliorer la qualité
de l’eau en milieu naturel afin de permettre un retour de
la baignade.
La perspective d’organiser dans la Seine et la Marne certaines
épreuves olympiques et paralympiques en 2024 a ainsi conduit
l’ensemble des acteurs compétents à accélérer
leurs efforts de reconquête de la qualité de l’eau
dans ces deux cours d’eau.
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Près
de 200 M€
Investis par le Département du Val-de-Marne
pour la baignabilité de la Marne et de la Seine,
dont 50 M€ pour la mise en conformité des branchements
d’assainissement. |
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La
mise en conformité des mauvais branchements d’assainissement
Le
Département a un rôle de première importance
dans l’amélioration de la qualité de l’eau
de la Marne en tant que propriétaire et gestionnaire d’un
réseau départemental d’eaux usées et
pluviales.
Les eaux usées, transportées par les réseaux
départementaux, sont traitées dans les stations
d’épuration gérées par le Syndicat
interdépartemental pour l’Assainissement de l’Agglomération
Parisienne (SIAAP). Une fois assainies, elles retournent au milieu
naturel.
Dans un territoire fortement urbanisé comme celui du Val-de-Marne,
la gestion des eaux de pluie joue également un rôle
déterminant sur la pollution des cours d’eau. C’est
dans ce cadre que la Station Départemental de Dépollution
des Eaux Pluviales intervient afin d’assainir les eaux de
pluie.
La réduction de la pollution rejetée dans le milieu
naturel est au cœur des actions menées par le Département
en termes d’assainissement. Cet engagement répond
ainsi à des enjeux de santé publique et d’amélioration
de la qualité de l’eau de la Seine et des six rivières
qui traversent le Val-de-Marne.
Dans cet objectif, plusieurs travaux ont été réalisés
par le Département sur son réseau d’assainissement
départemental :
- Sur
la Marne :
- Mise
en séparatif des branchements sur l’avenue
Ledru-Rollin (RD 245) au Perreux-sur-Marne ;
- Rénovation
d’un collecteur unitaire (eaux usées et des
eaux pluviales) et mise en séparatif des branchements
au Grand Rue Charles de Gaulle à Bry-sur-Marne ;
- Mise
en séparatif des branchements Route de Stalingrad
(RD 141) à Nogent-sur-Marne ;
- Début
2025, lancement de la rénovation du collecteur des
eaux usées du ru de la Fontaine de Villiers à
Sucy-en-Brie/Noiseau afin d’améliorer la qualité
de l’eau rejetée dans le Morbras.
- Sur
la Seine :
- Travaux
de mise en séparatif des réseaux sur l’Avenue
de la République à Fresnes, en cours ;
- Travaux
de mise en séparatif rue Paul Hochart à L’Haÿ-les-Roses
/ Chevilly-Larue, en cours.
Prévenir
les inondations et le ruissellement
Le
Département du Val-de-Marne exerce les missions relevant
de la Gestion des Milieux Aquatiques et de la Prévention
des Inondations (GEMAPI) sur son territoire, dans le cadre d’une
convention conclue avec la Métropole du Grand Paris, qui
précise leurs missions respectives. L’action départementale
vise d’une part à protéger les riverains en
cas de crue, d’autre part à mettre en œuvre
des mesures préventives pour limiter la fréquence
et la gravité des inondations. À cet effet, le Département
promeut la gestion des eaux pluviales à la parcelle, par
infiltration ou par évapotranspiration, afin de limiter
les rejets dans les réseaux d’assainissement.
Il agit pour atténuer le risque d’inondation par
débordement de cours d’eau en consacrant un budget
de 10 millions d’euros d’ici à 2027, pour entretenir
les 30 km d’ouvrages anti-crue et de berges, en particulier
de la Seine et de la Marne.
Il intervient également pour atténuer le risque
d’inondation par débordements des réseaux
d’assainissement, par l’entretien de 14 bassins de
stockage d’eaux pluviales, qui se remplissent lors d’épisodes
pluvieux intenses afin d’atténuer le risque d’inondation
par débordements des réseaux d’assainissement.
Ces bassins, comme celui de la SDDEP, permettent de capter les
eaux pluviales, et de déverser ces eaux propres en milieu
naturel.
Le
Laboratoire Départemental de Santé Environnementale
Le
contrôle et le suivi de la qualité bactériologique
de l’eau est indispensable aux projets de qualité
et de baignabilité de la Marne et de la Seine. Qu’il
s’agisse de répondre à une surveillance sanitaire
réglementaire ou de contrôle, le prélèvement
et l’analyse de la qualité de l’eau contribuent
à une santé publique et un environnement préservé.
Pour cela, le Département s’appuie sur un outil performant
internalisé : le Laboratoire départemental de santé
environnementale.
Le laboratoire maîtrise la chaîne de l’analyse
dans sa globalité : de la définition de la demande
en fonction du type d’eau, à la validation et l’interprétation
des résultats. Ainsi, les prélèvements sont
réalisés dans des conditions rigoureuses et strictes,
afin de conserver au maximum l’intégralité
des échantillons prélevés. Différents
types d’analyses sont ensuite réalisés : physicochimiques,
et microbiologiques.
Le laboratoire effectue chaque année près de 71
000 analyses sur les volets sanitaire, assainissement, environnement,
et relatif à la qualité de l’air intérieur
dans les crèches et les collèges.
Seul laboratoire public de la petite couronne, le Laboratoire
départemental fut un acteur essentiel lors des Jeux olympiques
de Paris 2024. Les prélèvements et analyses furent
intensifiés et réalisés quotidiennement,
pour permettre la livraison des résultats dans un délai
de 24 à 48 heures.
Une fois les données traitées, elles étaient
envoyées à la Ville de Paris, chargée d’interpréter
les résultats, et responsable de la tenue des épreuves
dans la Seine.
Sites
de baignade identifiées dans le Val-de-Marne
Grâce
aux efforts réalisés, ce sont 14 sites de baignade
dans le Val-de-Marne, 7 sur la Marne et 7 sur la Seine, qui ont
été identifiés par l’Atelier Parisien
d’Urbanisme (Apur). Sur les 32 sites identifiés en
région Île-de-France, le Val-de-Marne, en recense
près de la moitié sur son territoire.
L’important nombre des sites de baignade sur le Val-de-Marne
permettra de renforcer le cadre de vie des Val-de-Marnais et l’attractivité
du territoire.
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.La
Station Départementale de Dépollution
des Eaux Pluviales
....
Un
équipement en faveur du retour de la baignade
..............
Pour
répondre aux critères de baignabilité,
le Département du Val-de-Marne a, au total, consacré
près de 200 millions d’euros dont une partie
importante permet de financer la mise en conformité
des branchements d’assainissement destinée
à réduire le déversement d’eaux
usées et pluviales mélangées dans
la Marne et la Seine. À l’évidence,
la perspective des Jeux Olympiques et Paralympiques
a servi d’accélérateur à
nos chantiers, et je tiens à remercier les partenaires
financiers de nos projets, que sont principalement le
Syndicat Interdépartemental d’Assainissement
de l’Agglomération Parisienne (SIAAP) et
l’Agence de l’Eau Seine-Normandie (AESN).
Le Val-de-Marne n’a pas accueilli d’épreuve
olympique ou paralympique. Pourtant, le Val-de-Marne
s’enorgueillit d’avoir donné son
maximum, pour créer les conditions favorables
à un retour de la baignade dans la Marne et la
Seine. Nul doute que nous veillerons ici à préserver
durablement cet héritage des Jeux de Paris 2024,
car il s’inscrit harmonieusement dans les engagements
pris devant les Val-de-Marnais. L’Exécutif
départemental porte en effet l’ambition
de faire du Val-de-Marne un département référence
en matière de qualité de vie et d’exigence
environnementale en Île-de-France.
Olivier Capitanio, Président du Département
du Val-de-Marne
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La
première pierre du local technique............
de la Station a été posée le 22
février 2023.......
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La station départementale
de dépollution des eaux pluviales a vocation
à stocker et à traiter les eaux de pluie
acheminées à débit régulé
depuis les bassins de stockage de la Bonne-Eau, à
Champigny-sur-Marne, et de la Laiterie, à Villiers-sur-Marne,
avant de les rejeter dans la Marne, grâce à
un procédé de décantation et une
désinfection par rayonnements ultraviolets. La
SDDEP permet de mieux réguler les flux sur le
bassin versant, en maximisant la capacité de
stockage de ces ouvrages et de protéger la Marne.
Cet équipement stratégique représente
le dernier maillon de l’aménagement du
bassin versant du ru de la Lande. Elle complète
les efforts engagés afin d’améliorer
la qualité des eaux de la Marne, mais aussi celle
de la Seine, puisque la Marne se jette dans la Seine
à Charenton-Le-Pont / Alfortville / Ivry-sur-Seine.
La SDDEP ne permet pas de dépolluer la Marne,
elle contribue à ne pas y ajouter d’éléments
polluants supplémentaires. Sa vraie plus-value,
c’est lors des pluies modérées,
car elle évite la pollution chronique de la rivière,
indique Thierry Michel, chef de service conception travaux
à la direction de l’Environnement et de
l’assainissement.
valdemarne.fr
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