|
Le projet européen à grand gabarit de la liaison Seine-
Escaut vise à renforcer le rôle et l’attractivité
de la voie d’eau, en créant une interconnexion entre le bassin
de la Seine en France à celui de l’Escaut en Belgique, avec
notamment la création du canal Seine-Nord Europe.
Le réseau viendra renforcer l’offre de transport européenne
de ses 1 100 km de voies navigables, adaptées aux bateaux à
grand gabarit.
Seine-Escaut répond aux grands enjeux européens aussi bien
que locaux : il encourage un transport décarboné adapté
aux besoins économiques et commerciaux à venir, et améliore
la continuité territoriale d’un secteur géographique
regroupant plus de
40 millions d’habitants. En 2013, la liaison Seine-Escaut avait
été identifiée par l’Union Européenne
comme le projet prioritaire du corridor multimodal Mer du Nord –
Méditerranée.
|
Le
développement de la liaison Seine-Escaut en réponse
aux enjeux économiques et de développement durable
européens |
|
| 
Le
projet du réseau Seine-Escaut
|

Le
réseau géré par VNF sur le bassin de la
Seine
|
|
...
Le bassin de la Seine en quelques chiffres
- Un
axe connecté aux grands ports maritimes et à de
nombreux ports intérieurs
- 30%
du trafic fluvial national
- 407
km gérés par VNF entre Rouen et Nogent-sur-Seine
- Un
trafic ouvert 24h/24 et 7j/7
- 1
350 km de voies navigables
|
|
....
- 20
millions de tonnes annuelles de marchandises transportées
sur le bassin de la Seine, soit 1 million de camions évités
sur les routes
- 9,5
millions de passagers transportés en Île-de-France
- 3
grands projets d’infrastructures pour connecter le bassin
de la Seine au reste du réseau européen à
grand gabarit
|
|
| ...
Un
pas de plus vers sa réalisation
: :
Inauguration des écluses de Méricourt (78) |
|
| |
Le
vendredi 11 octobre 2024, après 4 ans de travaux de rénovation
et de modernisation, Voies navigables de France a inauguré
les écluses de Méricourt, situées sur la
Seine dans le département des Yvelines.
D’un
montant total de 92 millions d’euros, c’est l’une
des plus importantes opérations de modernisation menées
par VNF au cours de ces dernières années, principalement
financé par l’État dans le cadre du CPIER
Vallée de la Seine, avec le soutien financier de l’Union
européenne et de la Région d’Île-de-France,
qui sont des partenaires majeurs de VNF, engagés dans le
développement du transport fluvial, dans le cadre de la
liaison européenne Seine-Escaut.
Des
ouvrages majeurs pour le transport fluvial européen
Le
site de Méricourt est situé sur la Seine à
60 km de Paris, sur un axe fluvial stratégique connecté
aux grands ports maritimes de Rouen et du Havre, permettant l’approvisionnement
en marchandises des grandes plateformes logistiques franciliennes,
et au-delà jusqu’à Nogent-sur-Seine, à
l’amont ou vers le nord de la France.
Ses
écluses accueillent en moyenne 260 bateaux par semaine,
dont des convois fluviaux de 180 mètres de long, ainsi
que des paquebots de croisière, 7j/7 et 24h/24. En 2023,
7,5 millions de tonnes de marchandises ont transité par
ce site, soit l’équivalent de 375 000 camions évités
sur les routes. Par ailleurs, 13 560 bateaux touristiques transportant
plus de 195 000 passagers ont franchi ces écluses.
Sur
l’ensemble de la Seine aval entre le Havre et Paris, ce
sont plus de 13 millions de tonnes de fret fluvial transportées
annuellement, soit l’équivalent de plus de 650 000
poids lourds (de 20 tonnes) évités (données
2023).
Pour
gérer cet important trafic, le site de Méricourt
disposait, avant l’engagement des travaux, de deux écluses
: l’une de 185 mètres de long, et l’autre de
160 mètres de long. Construites dans les années
60, ces écluses nécessitaient d’être
fiabilisées et allongées pour accueillir davantage
de convois de 180 mètres de long, afin d’accroitre
la compétitivité du transport fluvial, et ainsi
favoriser le report modal vers un mode de transport plus écologique.
Le
financement et les acteurs du projet
Les
travaux de rénovation et d’allongement des écluses
de Méricourt ont représenté un investissement
global de 92 millions TTC – études et travaux –
et ont été cofinancés par l’État
pour plus de 42 millions d’euros, par l’Union européenne
à hauteur de 34,5 millions d’euros, et par la Région
Ile-de-France à hauteur de 15,4 millions d’euros,
dans le cadre du CPIER vallée de la Seine, sur la période
2015-2022.
Menés
sous maîtrise d’ouvrage de Voies navigables de France,
les travaux ont été réalisés en conception-réalisation
par le groupement Bouygues – entreprise de travaux –
et BRLI / Strates-OA : maîtrise d’œuvre.
Confortement
des bajoyers (murs) de l’écluse n°1
Des
travaux d’ampleur avec d’importants défis techniques
L’opération
de rénovation et d’allongement des écluses
a débuté en mai 2020 et s’est achevée
en juillet 2024.
Pour
assurer la continuité des activités économiques
sur la Seine, les travaux ont été réalisés
sans interrompre la navigation fluviale. Cette contrainte a constitué
un défi technique pour l’organisation de ce chantier,
qui a mobilisé plus d’une centaine de personnes.
Les travaux d’allongement de l’écluse n°1
à 185 mètres ont permis de maintenir le trafic fluvial
des grands convois durant toute la durée des travaux.
Par
ailleurs, 32 000 tonnes de déblais de chantiers ont été
évacuées par voie fluviale et 80% de ceux-ci ont
été réutilisés pour le projet, afin
d’optimiser le bilan carbone du chantier et réduire
les nuisances locales. Les deux nouvelles portes d’écluses
– chacune de 80 tonnes, 10m de large et 12 m de hauteur
– ont été rénovées dans les
chantiers du Havre, et acheminées également par
voie fluviale. La nature des travaux impliquait une reconstruction
quasi-intégrale des écluses afin de :
-
Conforter
les bajoyers (murs) des deux écluses pour résoudre
les déformations des structures fragilisées
par le temps, et redonner aux écluses leur largeur
initiale.
-
Allonger le sas de l’écluse n°1 de 160 mètres
à 185 mètres de long afin de disposer sur ce
site de deux écluses à grand gabarit, pour fluidifier
et augmenter la capacité du trafic fluvial.
-
Rénover la porte-levante de l’écluse n°2
afin de garantir sa fiabilité.
-
Moderniser les équipements de navigation pour les usagers
: bollards flottants pour s’amarrer
-
Créer un nouveau local de commandes des écluses
et du barrage, adapté aux conditions modernes d’exploitation.
Rénovation
de la porte-levante de l’écluse n°2 |
|
...
Chiffres clés du chantier :
- 92
millions d’euros TTC à terminaison : études
et travaux
- 25
000 tonnes de terres évacuées par voie fluviale
pour être revalorisées
- 2
portes d’écluses acheminées par barge du
Havre à Méricourt
- 50
entreprises mobilisées dont 5 entreprises locales
- 30
à 60 personnes présentes chaque jour sur le chantier
- 8
800 heures d’insertion sociale
|
|
Des
investissements massifs sur l’axe Seine : 270 M€ d’opérations
lancées |
|
| Pour
fiabiliser la gestion hydraulique et accompagner le développement
du transport fluvial, indispensable à la transition énergétique
et écologique du secteur des transports, notamment dans
le cadre de la liaison européenne Seine-Escaut, VNF poursuit
ses investissements massifs pour régénérer
et moderniser ses infrastructures sur le bassin de la Seine. Une
part importante des investissements concernent également
des actions en faveur de la biodiversité et du développement
économique des territoires.
Travaux
sur le barrage de Poses (27)
L’ensemble
de ces ambitions se traduit par de nombreux programmes de travaux
en cours, avec le soutien de l’Europe, des Région
Île-de-France et Normandie, et même de mécénat
privé, parmi lesquels :
-
Les travaux de rénovation du barrage de Poses (27) pour
un montant investi de 8,5 millions d’euros € en 2024,
sur un montant total de 39,2 millions d’euros. Sur le
même site, une passe à poisson visant à
préserver la continuité piscicole a été
construite pour un montant total de 18 millions d’euros.
-
Des études et des travaux ont été engagés
pour l’aménagement de quais à Rouen (76)
visant à y développer la logistique fluviale,
pour un montant total de 8 millions d’euros.
-
Sur la Seine en aval de Paris, 7,3 millions d’euros ont
été investis pour le développement de services
aux usagers.
-
Les travaux de rénovation et de modernisation des barrages
de Suresnes (92) avec un montant investi de plus de 7 millions
euros en 2024, pour un montant total de 27 millions d’euros
pour l’ensemble du programme.
-
Les travaux de confortement de la digue de Croissy (78) pour
un montant investi de 4 millions en 2024, sur les 13,6 millions
d’euros engagés pour l’ensemble du programme.
-
La rénovation du génie civil du barrage d’Andrésy
(78), pour un montant de 2,6 millions d’euros investis
en 2024, sur les 6,8 millions d’euros engagés sur
l’ensemble du programme.
-
Des travaux à vocation environnementale ont été
réalisés sur le site d’Epône (78)
en 2023 et 2024, afin d’évacuer 36 000 m³
(62 000 tonnes) de dépôts sauvages constitués
de remblais pollués, sur une surface de 3 hectares de
domaine public fluvial, pour un montant total de 5,4 millions
d’euros.
-
Les travaux de régénération de l’écluse
principale d’Évry (91) se sont terminés
en 2024, pour un montant investi de 7,2 millions d’euros
en 2024 sur les 11,2 millions d’euros engagés.
|

Vue
du nouveau local de commandes du site de Méricourt
|
|
| Téléconduite
des ouvrages : ouverture de PCC nouvelle génération
depuis 2024 |
|
 |
La
modernisation de la voie d’eau et le développement
du transport fluvial passent également par la création
de postes de commandes centralisées (PCC) : véritables
tours de contrôle de la voie d’eau, ces PCC permettront
de gérer le trafic fluvial en pilotant les écluses
et les barrages à distance. À terme, cette gestion
du réseau plus moderne offrira aux usagers un service
plus réactif et performant sur des plages horaires plus
larges sur le grand gabarit – 24h sur 24 et 7 jours sur
7 –, tout en garantissant des conditions de travail plus
sûres pour les personnels.
-
Sur le réseau à grand gabarit, l’année
2024 a vu l’ouverture d’un premier PCC à
Compiègne (60), qui télé-conduira à
partir de juin 2024, 8 écluses et 4 barrages sur 4
sites de l’Oise amont : Venette, Verberie, Creil et
Sarron.
-
Un deuxième PCC a été ouvert fin 2024
à Notre-Dame-de-la-Garenne (27) et télé-conduit,
depuis sa mise en service, 7 écluses et 3 barrages
de la Seine : Méricourt, Notre-Dame-de-la-Garenne,
Amfreville-sous-les-Monts.
-
Avec le projet d’un troisième PCC installé
dans l’ancienne bourse d’affrètement de
Conflans-Sainte-Honorine (78), l’ensemble des ouvrages
de la Seine entre Paris et Rouen, ainsi que les ouvrages de
l’Oise, pourront être pilotés à
distance à horizon 2026.
-
Sur la Seine à l’amont de Paris, VNF a également
poursuivi les études pour la création d’un
PCC à Vives-Eaux (77) qui télé-conduit,
depuis 2025, 9 écluses et 5 barrages.
PCC
de Compiègne (60) |
|
.....
.Bientôt
une liaison
fluviale européenne Seine-Escaut
............
Ce chantier d’envergure
a pu se dérouler sans interruption pour les
activités économiques, particulièrement
importantes sur la Seine. À Méricourt,
chaque année, ce sont 7,5 millions de tonnes
de marchandises et 195 000 passagers qui empruntent
les écluses. La Seine est un axe majeur pour
le fluvial en France et à l’échelle
européenne. La mise à grand gabarit
des écluses de Méricourt, grâce
au soutien de l’État, de l’Europe
et des régions Île-de-France et Normandie,
est un élément clé pour favoriser
un mode de transport décarboné au service
des territoires.
Cécile Avezard, directrice générale
de VNF
|
|
......
|
-
La préfecture de la région d’Île-de-France,
préfecture de Paris, représente
l’État territorial en Île-de-France.
Le préfet de région, assisté
des directions régionales, met en œuvre
les politiques gouvernementales. La préfecture
est engagée auprès de VNF et les collectivités
territoriales pour la modernisation des ouvrages
fluviaux, indispensables à l'aménagement
du territoire, l'économie du fret, le tourisme
durable pour répondre aux enjeux de transition
énergétique et écologique.
-
Voies navigables de France (VNF) est un
établissement public opérateur de
l’État en charge de la transition écologique
dans le fluvial. Il gère un réseau
de 6700 km de canaux, fleuves et rivières
qui irriguent les territoires et répond à
plusieurs usages : environnementaux, sociaux et
économiques. Ses 4000 agents régulent
finement la ressource en eau dans l’intérêt
général et le respect de l’environnement.
Voies navigables de France crée également
les opportunités de développement
des activités sur et autour du fleuve, et
favorise la transition de notre société
vers de nouveaux modèles économiques
et écologiques : fret bas carbone et tourisme
durable. vnf.fr
-
Région
Île-de-France : La région Île-de-France,
engagée dans sa révolution des transports
et en matière de fret et logistique, finance
et accompagne les projets de tous les acteurs de
l’écosystème logistique, pour
contribuer à une nouvelle dynamique économique
et environnementale du fret et de la logistique
en Île-de-France
|
|
|
|
|
|
|
|