Biennale Photoclimat

Un parcours d'expositions en plein air

(2) Parcours central :
Église Saint-Merry - Tour Saint-Jacques - Académie du climat



La première Biennale environnementale et sociale gratuite et en plein air se tient pendant un mois au cœur de Paris et de son agglomération. Elle est produite par l'association
Letourdunmonde, et a pour but de donner de la visibilité à des ONG et Fondations à travers l’art photographique, afin de rendre compte de leurs actions au quotidien, de valoriser leur travail, mais aussi celui des personnes qui s'engagent auprès d'elles. À travers un parcours d’expositions artistiques, événements et rencontres, la biennale a pour objectif de sensibiliser tous les publics aux enjeux sociaux et environnementaux - jeune public, grand public, acteurs et leaders de l'écologie, entreprises, pouvoirs publics -, de les réunir autour d'une manifestation artistique et culturelle, de nourrir les consciences, d'éveiller leur responsabilité sociétale, et de les inciter à s’engager.

Parcours central : Église Saint-Merry

Denis Darzacq - ACT

Denis Darzacq est un photographe français né en 1961. Il utilisait dans la série La chute - pour laquelle il a reçu le Premier prix du World Press Photo 2007, catégorie Stories Arts & Entertainment - des danseurs et des athlètes pour capturer des corps en suspension en milieu urbain.

 

ACT est le fruit d’un travail de longue haleine que l’artiste a mené avec des personnes en situation de handicap. Si certains sont des acteurs, des sportifs ou des danseurs, tous ont trouvé dans l’action et dans l’appropriation personnelle de l’espace commun le moyen d’affirmer la complexité de leur individualité au-delà de leur statut assigné et réducteur d’handicapés.

Denis Darzacq n’ignore pas la différence créée par le handicap. Mais elle cède la place à l’affirmation d’un univers mental particulièrement sensible dans les mises en scène où la direction d’acteur est appuyée par la spontanéité, voire l’excentricité, des modèles qui construisent avec leur environnement des situations fortement empreintes d’onirisme.


© Denis Darzacq


© Denis Darzacq


© Denis Darzacq
 
Chacun à partir du moment où il a décidé de jouer le jeu, a participé activement à l'image en choisissant des gestes, des attitudes, des vêtements, un lieu.
Denis Darzac
 
Parcours central : Tour Saint-Jacques  

Marco Zorzanello Tourisme & changement climatique

Photographe documentaire, photographe d’architecture et photojournaliste italien, Marco Zorzanello, né en 1979, a vu ses reportages être publiés dans les plus grands journaux du monde entier.

Les dernières années ont été les plus chaudes jamais enregistrées, et l’augmentation des catastrophes météorologiques montre que le changement climatique est un phénomène actuel. Dès 1896, le scientifique suédois Svante Arrhenius établit un lien de causalité entre la combustion d’énergies fossiles et son effet sur le réchauffement de l’air. Le passage d'un habitat naturel à un autre oblige la société à s'adapter, à se déplacer ou à résister à ces changements, laissant des mutations artificielles sur l'environnement. Ce projet explore comment le secteur touristique réagit aux effets du changement climatique. L’industrie du tourisme représente 10% du PIB mondial, et les vacances représentent un symbole de statut social pour la classe moyenne mondiale.

Le domaine skiable des Dolomites en Italie, le Jourdain, la mer Morte, les Maldives et le Groenland ont un point commun : ils sont tous le théâtre d'un tourisme climatique.

Alors que sur les montagnes italiennes la neige est réduite à peau de chagrin ; le niveau de la mer Morte d’Israël et de Jordanie atteint des niveaux bas jamais vus ; la mer dévore, vague après vague, les plages de rêve des atolls des Maldives ; puis les calottes glaciaires fondent à vue d’œil et les touristes continuent d’affluer dans ces régions du monde bouleversées par le réchauffement climatique.

Derrière l’absurdité et l’aspect burlesque de ces photographies, il y a une réalité bien plus grave. Celle de l’être humain naïf qui feint de nier l’évidence pour ne pas changer son mode de vie, et n’agit pas en conséquence pour éviter la catastrophe annoncée.

© Marco Zorzanello

 
Parcours central : Académie du climat

Stephan Gladieu x Gestes propres x Emmaüs

Homo Detritus

Stephan Gladieu vit et travaille à Paris. Après avoir couvert l’actualité et les conflits qui agitent le monde - chute de Ceausescu, l’après Katrina à la Nouvelle Orléans… - il développe son travail de portraitiste en créant des images toujours plus iconiques, lumineuses et décalées, brouillant les cartes entre fiction et réalité.

Gestes propres lutte contre les déchets abandonnés, un combat collectif contre la pollution. Car tout déchet jeté par terre, même de petite taille, est une menace pour l’environnement et la biodiversité. En passant par les égouts, les rivières, puis les fleuves, les déchets peuvent parcourir des centaines de kilomètres, des villes jusqu’aux océans. C’est ainsi que 80% des déchets qui polluent nos mers ont d’abord été jetés sur terre. Pour agir, c’est simple : on vise les poubelles ! Un geste propre qui aide aussi à bien vivre ensemble.
Fervent défenseur d’une société où chacun d’entre nous aurait sa place, Emmaüs développe des solutions avec les personnes victimes d’exclusion. Créé par l’abbé Pierre en 1949, le Mouvement est resté fidèle aux combats de son fondateur disparu en 2007. Emmaüs place ainsi le projet social et la solidarité bien avant les logiques économiques ou individualistes, et promeut un modèle de société alternatif, où le travail et la vie en communauté permettent de se (re)construire tout en aidant les autres. Emmaüs rassemble aujourd’hui plus de 30 000 personnes - bénévoles, compagnes et compagnons, salariés en insertion… - dans toute la France, et est également présent dans une quarantaine de pays dans le monde. A travers son activité de réemploi solidaire, Emmaüs a été l’un des pionniers de la réduction des déchets. Aujourd’hui encore, nous condamnons la surproduction. Nous pensons qu’il est nécessaire de produire moins, produire mieux, et réemployer plus. Nous militons pour une société plus juste et plus durable.

Stephan Gladieu développe son travail de portraitiste en créant des images toujours plus iconiques, lumineuses et décalées, brouillant les cartes entre fiction et réalité. Les bidonvilles de Kinshasa sont très souvent construits sur des terrains remblayés avec des tonnes de déchets non traités.
Est alors né un mouvement artistique qui emprunte beaucoup à la démarche de l’art populaire, mouvement contestataire de la société de consommation.
Il crie son urgence de vivre et non plus survivre dans les détritus et l’injustice du monde. Recouverts d’un masque intégral confectionné à partir de ces détritus, une génération d’artistes se lève et se fédère dans le collectif Ndaku, la vie est belle, qui a soif de revendication et dénonciation.

© Stephan Gladieu

 

Nicolas Henry x Fondation Lemarchand

Le tour de France des ONG

La Fondation Lemarchand Pour l'équilibre entre les hommes et la Terre soutient des projets associatifs favorisant le respect, la préservation et l’utilisation durable de la nature. Les modes de vie et comportements, la solidarité sociale intergénérationnelle, la sensibilisation, l’éducation et les activités de plein air sont au cœur de sa mission.

En France, une personne sur quatre est bénévole dans une association, la quête de générosité et de sens essaime sur tout le territoire. Nicolas Henry a écouté leurs histoires pour les inviter ensuite dans des fresques figuratives et organiques à la frontière du land art, pour lesquelles il convoque le théâtre, les glanages et les chemins de traverses.

Ce nouveau projet s’inscrit dans la continuité du premier tour de France des ONG réalisé en 2020, toujours dans le but de mettre sur le devant de la scène un maximum d’associations déployant jour après jour leur savoir-faire, afin de participer à un monde plus juste, tourné vers l’autre et l’environnement.

© Nicolas Henry

 

© Pierre-Emmanuel Testard

Pangea x ADEME

Parcours sur la transition écologique

Pangea est une collaboration entre deux amies artistes : Laëtitia Rouget - peintre et céramiste - et Colombine Jubert, styliste. Ensemble, elles luttent pour l’optimisme en imaginant une utopie hybride mêlant art, mode et performance. Elles créent un nouvel ordre fondé sur la joie, avec de nouveaux ministères, de nouvelles écoles, de nouveaux modes de vie. Chacune de leurs créations uniques raconte un peu de ce monde imaginaire et latent.

L’ADEME - Agence de la transition écologique, établissement public à caractère industriel et commercial, participe à la construction des politiques nationales et locales de transition écologique. Placée sous la tutelle des ministères de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires, de la Transition énergétique et de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, l’ADEME est au service de tous les acteurs - État, entreprises, collectivités, citoyens - pour accélérer la baisse de notre consommation d'énergie, développer les énergies renouvelables et réduire les émissions de gaz à effet de serre. L’ADEME soutient également l'innovation et la recherche.

Photoclimat s’associe à l’ADEME et à Pangea afin de créer des panneaux didactiques et informatifs autour de la transition écologique.

 
La production artistique de ces panneaux est confiée aux deux artistes de la Pangea. Six grands thèmes sous forme de questions, reprennent les grands enjeux environnementaux actuels dans notre société :
 
  • Pourquoi la biodiversité est-elle importante ?
  • Comment peut-on préserver nos forêts ?
  • Quels enjeux pour une agriculture durable ?

Mannon Lanjouère x Fondation Tara Océan

  • Pourquoi a-t-on besoin de la nature en ville ?
  • Pourquoi le social est-il indissociable de l’environnement ?
  • Quels sont les métiers de la transition écologique et comment s’orienter vers eux ?
 


© Manon Lanjouère

P·O·E·M : Photographe française née en 1993, Mannon Lanjouère joue avec le scientifique et l’artistique afin de créer ses œuvres.

La Fondation Tara Océan est la première fondation reconnue d’utilité publique consacrée à l’océan en France. Elle porte deux missions principales : explorer l’océan pour mieux le comprendre, et partager les connaissances scientifiques sur l’océan afin de créer une prise de conscience citoyenne et collective. Depuis 18 ans, elle développe une science de l’océan de haut niveau, en collaboration avec des laboratoires de recherche internationaux d’excellence, pour explorer, comprendre et anticiper les bouleversements liés aux risques climatiques et environnementaux, ainsi que les impacts des diverses pollutions. Pour faire de l’océan une responsabilité commune, et pour le préserver, la Fondation Tara Océan s’applique également à sensibiliser le plus grand nombre à la science de l’océan et à éduquer les jeunes générations. Étudier et protéger l’océan, c’est prendre soin du système global de notre planète.

P·O·E·M : Particules de polyéthylène modèles pour l'étude des micro/nano-plastiques dans les océans
Alors que l’homme trouvait dans l’eau la matière naturellement pure, nous faisons face aujourd’hui au drame de l’impureté des océans. Huit millions de tonnes de matières plastiques sont déversées dans l’océan chaque année, se fragmentent en particules, formant des microplastiques inférieurs à cinq millimètres. Matériau conducteur, constituant l’essentiel de la pollution plastique de l’océan, il contribue au transfert de données et gènes entre virus et espèces. P·O·E·M, installation mélangeant sculpture, lumière et la série photographique Les particules, se propose de rentrer dans la couche immobile des eaux, de lever le linceul sur les peuples invisibles, et de plonger le spectateur dans un abîme de réflexion. L’image créatrice offre une nouvelle forme au monde détruit de demain en en réinventant la structure : les matériaux plastiques deviennent la nouvelle forme représentative des planctons. Prenant la forme de molécules et de l’hélice spiralée de l’ADN, l’ensemble évoque l'idée qu'avec cette pollution, l'humain modifie l'essence même de l'océan.

 
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Biennale Photoclimat : Un parcours d'expositions en plein air

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Du 14 septembre au 15 octobre 2023, selon 3 axes :

  • Un parcours central : Palais-Royal, église Saint-Merri, Tour Saint-Jacques, Académie du climat, quais de Seine, place de la Bastille, galerie La Hune Saint-Germain, place Saint-Sulpice
  • Un parcours Île-de-France : en Val-de-Marne : au château d'Ormesson, au centre horticole de Mandres-les-Roses, à la piscine Marcel Dumesnil, à Bonneuil-sur-Marne, à la piscine de Sucy-en-Brie, Maisons des Arts et de la Culture et au parc Dupeyroux, à Créteil ; au Domaine national de Saint-Cloud (92) ; à la Villa Hector Berlioz, la Villa Mozart et Place du Marché, à Épinay-sous-Sénart (91).
  • Événements et activités : 3 tables-rondes ; une conférence, une remise de prix-débat.
   
 

La Biennale Photoclimat s’inscrit également dans une économie circulaire forte. Les scénographies uniques et éco conçues sont fabriquées de manière modulable et mobile, permettant ainsi la circulation des projets artistiques dans la France entière, une fois la Biennale terminée.

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