Biennale Photoclimat

Biennale sociale & environnementale de Paris
Un parcours d'expositions en plein air, du 18 septembre au 17 octobre 2021,
dans Paris et le Grand Paris

(3) Le parcours d'exposition
:
Académie du climat - Place de La Bastille


Photoclimat propose un parcours à travers dix lieux en plein cœur de Paris et six institutions du Grand Paris. Y sont exposés une trentaine d’artistes engagés dont les œuvres participent à mettre en lumière des enjeux environnementaux et sociaux. Les différentes expositions ont pour objectif de sensibiliser le public sur ces problématiques et de valoriser le travail mené par les ONG et associations. Photoclimat promeut également l’éco-conception dans la production artistique, grâce à une scénographie qui intègre le principe de l’économie circulaire et du recyclage. La Biennale Photoclimat accompagne la révolution verte, en nous émouvant et en nous faisant rêver. Elle nous propose les
outils d’un changement de vie tourné vers l’innovation et le vivre ensemble, face à la crise climatique annoncée.

Le parcours d'exposition

Académie du climat

Parcours pédagogique Tomate Impact

Tomate Impact : Un parcours pédagogique pour comprendre l’impact de notre alimentation sur le monde

Le concept
: Une exposition interactive pour découvrir l’impact de notre mode de consommation, comprendre les liens entre le climat et la faim, et retenir qu’il existe de nombreuses solutions pour changer et améliorer les choses.

Comment ?
À travers l’exemple de l’achat d’une tomate : en fonction de sa provenance, de sa saisonnalité, de son mode de production, elle peut provoquer la faim dans le monde. Après une série de constats alarmants sur le climat, le visiteur va rencontrer des personnes qui subissent directement les conséquences du dérèglement climatique et souffrent de la faim aujourd’hui.

Pourquoi ?
Pour créer du changement, pour que chaque visiteur sensibilise à son tour, voie qu’il peut agir et ait envie de contribuer à un monde meilleur, à son échelle.

L’expérience visiteur
:
Rencontrer ceux qui souffrent de la faim à cause de la crise climatique, partager leur quotidien le temps de la rencontre, s’émouvoir de leurs histoires. Mieux comprendre, pour mieux agir et changer les choses.

Servane Beghin

Graphiste nomade originaire de Belgique, Servane Beghin a à cœur de mettre ses compétences au service de projets qui ont du sens. C’est ce désir qui l’a amenée, après avoir été diplômée en Communication graphique et publicitaire à la Haute École Albert Jacquard, à travailler pour un centre de formation en Espagne, avant de rejoindre les équipes d’Action contre la Faim à Paris. Excerçant aujourd’hui en freelance, elle continue de participer à l'élaboration de supports ludiques et porteurs de changement.

 


Académie du Climat : 2 place Baudoyer, Paris (IVe)

 

Ciril Jazbec (Slovénie) : The Ice Stupas (Les stupas de glace)

Une manière de lutter contre le changement climatique : créer ses propres glaciers

Durant les dernières décennies, les communautés des montagnes de l’Himalaya, dans la région du Ladakh, en Inde, deviennent des réfugiés climatiques, contraints d’abandonner leurs vallées par manque d’eau. Alors que les chutes de neige diminuent et que les glaciers himalayens continuent de reculer, l’eau se raréfie pour les peuples vivant dans les montagnes.

The Ice Stupas, 2018-2019 © Ciril Jazbec

En 2015, l’ingénieur ladakhe Sonam Wangchuk réalisa le premier prototype de stupa de glace. Ces glaciers artificiels ressemblent à des stupas religieux tibétains et stockent les eaux de fonte hivernale pour les libérer lentement au printemps, lorsque le besoin en eau est primordial pour les plantations.

Lors du lancement du projet, près de 1 000 villageois plantèrent 5 300 jeunes saules et peupliers en utilisant l’eau fondue des stupas de glace. Le désert se transforma en une terre cultivable. Les années suivantes, de nombreux villages de la région du Ladakh se mirent à construire des stupas de glace tous les hivers, et à l’hiver 2019, plusieurs vallées érigèrent les leurs.

Pour Sonam Wangchuk, les stupas de glace ne devraient cependant pas être considérés comme une solution face au changement climatique : ils sont une ultime tentative de la part des communautés de l’Himalaya pour combattre ses conséquences. La vraie solution, selon lui, relève de la responsabilité des gouvernements nationaux et des personnes vivant dans des régions urbaines, qui devraient adopter des modes de vie plus respectueux de l’environnement.

The Ice Stupas, 2018-2019 © Ciril Jazbec

Ciril Jazbec

Diplômé du London College of Communication, Ciril Jazbec est photographe documentaire et réalisateur. Témoin de la montée des eaux à Kiribati, de l’érosion et de la fonte du permafrost en Alaska, du réchauffement climatique au Groenland et de son impact sur les Inuits, Ciril Jazbec cherche à sensibiliser le public aux problématiques des communautés confrontées aux effets de la mondialisation et de la crise climatique. Son œuvre multimédia lui a valu de nombreuses récompenses, dont le World Press Photo en 2021.

 

Institut à l'origine du projet des Ices Stupas : SECMOL

En 1988, Sonam Wangchuk a formé le Students' Educational and Cultural Movement of Ladakh (SECMOL), institut de formation alternatif fondé sur un apprentissage pertinent au niveau local, centré sur l'enfant et sur l'expérience. Situé dans la région du Ladakh, en Inde, habitée par les communautés des montagnes de l’Himalaya, l’institut SECMOL propose aux soi-disant recalés du système éducatif conventionnel d’acquérir des compétences essentielles pour la vie, tout en valorisant des modes de vie respectueux de leur environnement. SECMOL invite les élèves à développer eux mêmes des innovations pratiques pour leur quotidien, dont le glacier artificiel Ice Stupas qui apporte une solution indispensable au problème de la pénurie d'eau dans le Ladakh.


Place de La Bastille

 

Christian Sardet et les Macronautes : Le peuple invisible de l'océan

Le plancton est un écosystème complexe peuplé de créatures étranges qui dérivent dans les courants : des larves de poissons aux méduses, en passant par les algues microscopiques et bactéries. C’est l’écosystème le plus ancien et le plus vaste de la planète. Tous les organismes de l’arbre de vie - à l’exception des plantes terrestres - sont représentés dans le plancton. Les organismes planctoniques à la dérive représentent 98% de la biomasse des océans, tandis que les poissons et les mammifères représentent moins de 2%.

L’homme et le plancton sont intimement liés...

Le plancton végétal et particulièrement les organismes microscopiques constituant le microbiome océanique, recycle les minéraux et la matière organique. Il séquestre autant de CO2 que toutes les plantes sur terre, tout en produisant l’oxygène que nous respirons. Le plancton est aussi à l’origine du pétrole et du gaz enfouis profondément sous les océans. Enfin, toute la chaîne alimentaire océanique repose sur le phytoplancton, ils transforment l’énergie solaire et les nutriments en matière organique. Avec d'autres microorganismes, ils fournissent nourriture et énergie pour tous.
Ce peuple invisible de l’Océan est la clef de la vie sur terre.

© Christian Sardet & Les Macronautes

Christian Sardet et les Macronautes - Noé Sardet et Sharif Mirshak - invitent à une exploration inédite et poétique du plancton dont la diversité et la beauté émerveillent d’image en image.

Christian Sardet (France)

Christian Sardet et Les Macronautes - Noé Sardet et Sharif Mirshak - ont navigué aux quatre coins de la planète pour documenter le plancton et la vie marine. Tout a commencé dans le cadre de l’expédition Tara Oceans, mission inédite, qui a réalisé une photographie d’ensemble de l’écosystème planctonique mondial, ils ont poursuivi ce travail dans le cadre du projet Chroniques du Plancton. La collaboration avec la Fondation Tara Océan continue aujourd’hui avec la mission Microbiomes partie en décembre 2020.

© Christian Sardet & Les Macronautes

Le projet Chroniques du Plancton, soutenu par le CNRS, Sorbonne Université et la Station Marine de Villefranche-sur-Mer - IMEV - associe arts et sciences à travers des films, des photographies, des installations multimédia et expositions en collaborations avec des artistes internationaux. Les photographies de Christian Sardet et Les Macronautes sont publiées dans l’ouvrage Plancton - aux origines du vivant (Christian Sardet, Ulmer, 2013).

 

Cette exposition est présentée par : La Fondation Tara Océan

La Fondation Tara Océan est la première fondation reconnue d’utilité publique consacrée à l’Océan en France. Depuis 18 ans, elle développe une science de l’océan de haut niveau, en collaboration avec des laboratoires internationaux d’excellence, pour explorer, comprendre et anticiper les bouleversements liés aux risques climatiques et environnementaux.

Ses deux missions-clés : explorer pour comprendre et partager pour changer.

Pour faire de l’Océan une responsabilité commune et le préserver, la Fondation Tara Océan sensibilise et éduque les jeunes générations pour protéger cet écosystème vital.

 


Biosquet Studios : Au cœur du corail

Les récifs coralliens s’étendent sur moins de 0,2% des océans mais ils abritent 30 % de la biodiversité animale et végétale marine.
Environ 1 milliard de personnes dans le monde vit à moins de 100 km d’un récif corallien. Soit une personne sur sept.
500 millions de personnes sont directement dépendantes des récifs coralliens. Architecte des fonds marins, garde-côtes naturels, réservoir de vie, les récifs coralliens sont des géants fragiles sur lesquels pèsent des menaces majeures qui fragilisent et contribuent à la disparition des coraux : blanchissement, acidification, ralentissement de la croissance des récifs, cyclones, élimination des zones de nurserie, en sont des conséquences directes.
Animal, végétal et minéral, les récifs coralliens abritent un écosystème essentiel à la vie sur notre planète.

© BioQuest Studios

BioQuest Studios - fondés par Pete West (Australie)

Fondés en 2016 par Pete West, Louise Polain et Daniel Stoupin, et basés à Port Douglas, au bord de la Grande Barrière de corail australienne, les Studios BioQuest sont spécialisés dans la réalisation d’images sur les coraux et mettent en évidence leurs incroyables détails et leurs couleurs extraordinaires pour permettre au public de plonger au cœur du corail, au plus près de l’animal. En 2017, Pete West rejoint la Fondation Tara, basée à Paris, en qualité de directeur de la photographie sous-marine de l’expédition Tara Pacific. Depuis sa rencontre avec Hélène Ash et le début de leur collaboration, les Studios BioQuest recherchent la sensibilisation du grand public sur les périls qui menacent l’extraordinaire biodiversité du corail, tout en suscitant le désir de la protéger.

Nous ne capturons pas le monde tel que nous le voyons à l'œil nu. Grâce à la technologie développée dans nos studios, nous pouvons faire ressortir les couleurs naturelles des coraux et dévoiler leur véritable splendeur aux yeux de tous. Nous cherchons à révéler l'invisible.

© BioQuest Studios

Cette exposition est présentée par : La Fondation Tara Océan

La Fondation Tara Océan est la première fondation reconnue d’utilité publique consacrée à l’Océan en France. Depuis 18 ans, elle développe une science de l’océan de haut niveau, en collaboration avec des laboratoires internationaux d’excellence, pour explorer, comprendre et anticiper les bouleversements liés aux risques climatiques et environnementaux.
Ses deux missions-clés : explorer pour comprendre et partager pour changer.
Pour faire de l’Océan une responsabilité commune et le préserver, la Fondation Tara Océan sensibilise et éduque les jeunes générations pour protéger cet écosystème vital.

 


Mandy Barker : Soup

Chaque année, plus de 8 millions de tonnes de plastique se répandent dans nos océans, affectant les environnements marins, la biodiversité - près de 700 espèces différentes - et, par ricochet, la santé humaine.

Le plastique, de sa production à son traitement en tant que déchet, est source d’émissions de gaz à effet de serre, et globalement, les recherches indiquent que jusqu’en 2050, ces rejets dans l’atmosphère atteindront plus de 2,8 milliards de tonnes.

© Mandy Barker

Sous l’effet de la lumière du soleil et de la chaleur, le plastique relâche de puissants gaz à effet de serre : ainsi, plus le climat change, plus la planète se réchauffe et plus le plastique se transforme en méthane et éthylène, accélérant le processus changement climatique.

Il est urgent de mettre fin à la production non nécessaire de plastique à usage unique, de concevoir différemment à la source, de le réutiliser dans le cadre d’une économie circulaire, et de mettre en place des politiques qui responsabilisent les fabricants des déchets créés par leurs produits.

L’art seul ne peut changer le monde. Mais en attirant l’attention sur la pollution plastique marine de cette manière, je porte l’espoir que mon travail aide à informer et sensibiliser sur l’enjeu du changement climatique, et que, de cette manière, il encourage une plus large audience à agir à ce sujet. Mandy Barker

© Mandy Barker

Mandy Barker (Royaume-Uni)

Mandy Barker est diplômée de la De Montfort University en Angleterre, avec un Master d’Art en Photographie. Son travail vise à sensibiliser sur la pollution plastique et micro-plastique des océans. Primée de multiples fois, publiée dans plus de 50 pays, invitée à témoigner à de nombreuses conférences, Mandy Barker travaille main dans la main avec des scientifiques au cours d’expéditions de recherche, comme l’expédition Beluga II, qui a navigué dans les Hébrides intérieures, en Écosse, pour récupérer des débris plastiques dans le cadre d’une commande pour Greenpeace en 2017.

 

Cette exposition est présentée par
Surf Rider Foundation Europe

Fondée en 1990, Surfrider Europe est une association qui agit pour la protection des océans. Elle intervient principalement sur 3 thématiques : les déchets aquatiques, la qualité de l'eau et la santé des usagers, l'aménagement du littoral et le changement climatique. Surfrider Europe mène régulièrement des projets d'éducation et de sensibilisation auprès du grand public, et dirige des actions de plaidoyer afin de rendre le cadre législatif adapté aux enjeux de protection et préservation de l'Océan.

 

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Biennale Photoclimat

Un projet porté par l’association Letourdunmonde
 


Letourdunmonde est une association qui crée, produit et diffuse des projets artistiques engagés. Son objectif premier est de questionner les grands enjeux de la société à travers la création artistique, mais aussi de bâtir des liens forts entre l’art, la sphère associative et les experts. Ses actions participent à sensibiliser le grand public aux problématiques environnementales et sociales, mais également à promouvoir l’art engagé, grâce à une valorisation de l’éco-conception dans la production artistique. À travers son travail, Letourdunmonde cherche à démocratiser l’art, en le sortant des musées, en l’exposant dans les rues, afin que chacun puisse en bénéficier gratuitement.

 

Nos collaborateurs en éco-conception

 
M. & Mme Recyclage partagent des connaissances sur le recyclage de nos déchets, et luttent contre le greenwashing (éco-blanchiment). Leur ambition est de briser le mythe autour du recyclage du plastique qui déculpabilise tous les acteurs, pas uniquement le consommateur. Leur projet répond à des enjeux sociaux-techniques, où l’ingénieur est un maillon crucial de la démocratie technique. M. & Mme Recyclage souhaitent prendre en charge une demande sociale de participation citoyenne concernant les grandes orientations techniques. L’ignorance sur la gestion du plastique ne doit pas être entretenue. Elle amène à des débats pauvres et très polarisés, et des décisions politiques erronées.
 
L’association 3PA, créée en 2004, est un incubateur de projets innovants autour de la transition écologique, situé en zone rurale, à Lahage (31). 3PA développe plusieurs projets autour de 2 axes, qui fonctionnent comme un écosystème : l'humain au cœur de la transition - Éducation-Formation-Insertion -, et la transition au service des territoires : Culture-Tiers Lieu-Alimentation. 3PA a créé la première école pilote ETRE, l'École de la Transition Écologique, en 2017, pour former les jeunes en rupture scolaire aux enjeux de la transition écologique.
 

ADN+ est un projet associatif de l'école d'architecture de Versailles. Ses membres participent à la scénographie de Photoclimat en apportant leur savoir-faire à la création des plans de structures en 3D. Le renfort de cette vingtaine d’étudiants à l’atelier est une aide considérable pour l’équipe de scénographie. L'association ADN+ a pour missions d’effectuer des projets d'architecture et de design à échelle 1:1, d’offrir un encadrement et une formation pratique à l'utilisation des outils de construction, de rechercher des modèles alternatifs à la conception architecturale et à la pédagogie de l’architecture, ou encore de promouvoir une culture créative de coopération, solidarité, transmission collective et vivre-ensemble.